Pourim

Pourim ou fête des sorts, commémore la victoire d’Esther sur Haman et son projet d’extermination du peuple juif

Selon le « rouleau » d’Esther, l’empereur perse Xerxès aurait, sous la pression de Haman, son grand vizir, décidé d’exterminer tous les juifs de son empire, au cinquième siècle avant notre ère. Or, à l’instigation de son oncle Mardochée, la jeune juive Esther, épouse de Xerxès, aurait réussi à renverser le sort promis aux juifs et à faire disparaître leurs ennemis.

On sait par certains textes rabbiniques que la fête de Pourim était déjà célébrée par les juifs au deuxième siècle de notre ère, même si les événements relatés dans le livre d’Esther sont sans doute plus légendaires qu’historiques.

Sources  bibliques

Le livre d’Esther, dans la Bible hébraïque, raconte l’évènement sans citer le Nom de Dieu : le miracle  est lié à la fidélité de Mardochée et de la reine Esther à leur peuple, à leur détermination, et la Providence qui y répond. Dieu reste caché ! La bible grecque, dite des Septante, y introduit des prières, celles d’Esther et de Mardochée, ainsi que d’autres éléments qui transforment le miracle en initiative de Dieu.

C’est dans le livre d’Esther qu’est mentionnée l’institution de la fête. (Est 9,20-22)

Le déroulement de la fête aujourd’hui

La veille de Pourim, le 13 Adar, il est d’usage de jeûner, en mémoire des persécutions subies par le peuple juif tout au long de son histoire.

La fête dure deux jours, les 14 et 15 du mois de  Adar. A la synagogue, la célébration comporte nécessairement :

  • la lecture de l’épisode du combat d’Amalek, dans la Tora (Ex 17

    Centre Adath Shalom

    , 8-16). Haman, le persécuteur, étant un descendant de Amalek.

  • La lecture de tout ou partie du Livre d’Esther, la veille au soir et à nouveau le matin de la fête.
    Au cours de cette lecture, les enfants crécelleagitent des crécelles ou tapent des pieds chaque fois qu’est prononcé le nom d’Haman, descendant d’Amalek, symbole du mal absolu qu’il faut éradiquer.

 

Les différentes fantaisies qui marquent la fête (déguisements, parodies, obligation de « s’enivrer » au point de ne plus pouvoir faire la différence entre « béni soit Mardochée » et « maudit soit Haman »)  font de Pourim une fête très populaire. On peut faire le rapprochement avec le carnaval célébré ailleurs à la même période.

Le jour de Pourim, les juifs ont coutume de s’offrir des cadeaux afin de manifester l’unité et la solidarité,
leur force face au mal.
Et on joue aux dés, pour conjurer le sort !