Une recension des livres (ou CD) que nous avons sélectionnés !
Caroline Huppert
Une histoire cachée
Le Mercure de France
Éminemment romanesque, faite de rebondissements multiples, cette histoire est une histoire vraie. Raymond et Annick sont les parents de Caroline Huppert, qui livre ici le récit émouvant de leur vie, celle d’un couple d’amoureux ballottés par la guerre.
Raymond et Annick ont 19 ans quand ils se rencontrent en 1934 à Paris. Annick appartient à la bourgeoisie catholique, Raymond est étudiant à HEC. Les sentiments amoureux naissent rapidement. Mais lorsque Raymond révèle qu’il est juif, il provoque un cataclysme : un « mariage mixte » est impossible.
Annick et Raymond surmontent les épreuves, soudés, et prouvent que leur amour est une force.
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Stéphane Encel
La Bible, manuel de subversion
Les Editions du Cerf
La Bible n’est pas un livre. C’est une bibliothèque. Un laboratoire d’idées pour aujourd’hui. Face aux grands défis politiques et géopolitiques, face à la crise de sens, face à la perte de repères, face à l’angoisse, il faut en revenir à la source et renouer avec une sagesse millénaire. Tout est dans la Bible, nous dit Stéphane Encel qui, se confrontant aux questions les plus universelles, nous fait découvrir la force des réponses éternelles.
Deux regards, Une espérance
CHRÉTIENS ET JUIFS, 60 ANS APRÈS NOSTRA AETATE
Entretiens avec Marc Benveniste
Mgr Etienne Vetö, Grand Rabbin Moché Lewin
Éditions TRANSMETTRE
Voici précisément soixante ans, la Déclaration Nostra Aetate posait un acte fondateur : ouvrir un chemin nouveau de fraternité entre Chrétiens et Juifs. Issue du Concile Vatican II, elle a marqué un tournant historique, rompant avec des siècles de relations blessées.
L’ouvrage s’inscrit dans cet héritage, en livrant un dialogue profond entre Monseigneur Etienne Vetö et le Grand Rabbin Moché Lewin. Leur engagement, leur amitié traduisent les initiatives concrètes menées par l’Église et le Grand Rabbinat de France.
En retraçant la genèse et les évolutions de Nostra Aetate, les deux auteurs explorent leur tradition avec exigence. Écritures, théologie, foi, fins de la vie, sens de l’existence et défis de notre monde sont ici examinés en pleine fidélité aux sources.
Ancrés dans la modernité et l’éthique de vérité, ces échanges sont porteurs d’espérance.
Benjamin Fogel
Les évadés du convoi 53
Collection Blanche Gallimard
Mars 1943. Le convoi 53 quitte Drancy. À son bord, plus de mille Juifs déportés vers le camp d’extermination de Sobibór, en Pologne. Treize d’entre eux vont tenter le tout pour le tout afin d’échapper à la mort. Ce roman haletant raconte leur incroyable évasion.
Les évadés du convoi 53 retrace une histoire vraie, celle de Paul Fogel, le grand-père de l’auteur, et de ses compagnons d’infortune. Une histoire de survie au cœur de l’Allemagne nazie, où la force du collectif apparaît comme le dernier espoir des condamnés.
« Nous de l’espérance » Le lumineux message d’Edmond Fleg aujourd’hui
Dirigé par : Michèle Tauber, Jacqueline Cuche, Janine Elkouby
Éditions de l’Harmattan
Ce volume contient les actes du colloque qui fut organisé à Strasbourg les 25 et 26 novembre 2024 pour célébrer le 150e anniversaire de la naissance d’Edmond Fleg.
Ce colloque entendait faire redécouvrir la personnalité et l’œuvre si riche de ce grand écrivain juif, qui fut l’un des principaux artisans du renouveau du judaïsme français dès l’entre-deux guerres et participa à la fondation, en 1948, de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France.
Intitulé « Nous de l’Espérance » : le lumineux message d’Edmond Fleg aujourd’hui, il souhaitait aussi faire entendre, un peu plus d’un an après le pogrom du 7 octobre, la voix de celui qui, malgré la guerre et la Shoah, qui lui ravirent tant d’êtres chers, sut transmettre aux jeunes générations un message d’espérance, capable de nous relancer sur le chemin de la Vie.
Car, comme le rappelle le Grand rabbin de France, Haïm Korsia, qui ouvrit ce colloque : « Toute nuit noire est une aube qui vient. »
Sur France culture Dimanche 24 novembre 2024 : ICI
Dans les ruines de Berchtesgaden 
Auteur : Roger Vailland
Grasset
« Quatre ans de nazisme, c’est une maladie dont il est très difficile de guérir … », dit, en 1944, devant la statue de Goethe, un Strasbourgeois à Roger Vailland. L’écrivain, qui a rejoint la Résistance en 1942, est alors correspondant de guerre pour les journaux Action et Libération. Il raconte la fin du conflit et l’avancée, d’un côté du Rhin puis de l’autre, de l’armée alliée jusqu’à la capitulation de l’Allemagne. Il la célèbre dans les ruines de Berchtesgaden, la petite ville d’altitude où Hitler avait une maison de vacances.
Vailland est un écrivain : il ne documente pas la guerre mais la vit, jusque dans ses moments confus, absurdes, déroutants. « La guerre est toujours un peu une drôle de guerre. » Ces articles, qui constituent une précieuse archive de la période la plus tragique du XXe siècle, rassemble les observations, anecdotes et pensées d’un esprit libre et combatif. Dans quel autre volume peut-on lire la discussion d’écrivains résistants voulant assassiner Louis-Ferdinand Céline et conclure que ce n’est pas la peine, puisqu’il s’est assassiné lui-même, en tant qu’homme et en tant qu’artiste, en collaborant ?
Les amazones du Mossad
Au cœur des services secrets israéliens
Michel BAR-ZOHAR
Nissim MISHAL
Une plongée au cœur des missions périlleuses des plus grandes espionnes du Mossad, ces guerrières des services secrets israéliens. Chacune de ces amazones révèle son caractère hors du commun. Il y a Yolande, que l’on suit à la cour du roi Farouk au Caire; Dina, dans les projets nucléaires iraniens à Téhéran; Shula, femme au foyer désœuvrée à Beyrouth qui va devenir la source de renseignement numéro 1 du Mossad au Liban; et Sylvia, la plus célèbre d’entre toutes, qui s’invite dans l’intimité du roi Hussein de Jordanie avant de traquer les terroristes de Septembre noir…
Longtemps, leurs activités sont restées classifiées. Aujourd’hui, le voile du secret se lève sur chacune de ces amazones au caractère hors du commun.
Alain Finkielkraut
Le cœur lourd. Conversation avec Vincent Trémolet de Villers
Collection Blanche Gallimard
Une enfance de l’après-guerre, dans une famille de survivants qui croyaient en l’école. Un goût pour la littérature comme moyen d’accès privilégié à tout le reste, à l’art, aux paysages, à la France, aux animaux. Une identité juive inquiète, faite de fidélité aux parents et aux morts, mais dans laquelle le ciel est vide. Que reste-t-il de tout cela quand en France désormais la littérature s’efface, et quand la situation en Israël est un tourment quotidien ? Comment tenir, coûte que coûte, la ligne de crête ?
« Pour la première fois de notre histoire, nous devons faire face à la haine sans avoir la consolation de l’innocence. C’est cela le cœur lourd. »
Au fil d’une conversation avec Vincent Trémolet de Villers, Alain Finkielkraut offre ce qui est peut-être son livre le plus personnel.
Le détective plonge alors dans le chaos d’un Beyrouth où tous les coups sont permis, où l’exploitation sexuelle des femmes (et des hommes) est sans foi ni loi, où la police des mœurs cache son jeu, où des femmes se battent pour leurs droits, et où des miliciens d’un nouveau genre veulent expurger le vice d’une société gangrénée par la corruption. Avec, dans un coin de son cœur, une impossible quête de pardon – celui de Roula, la veuve du commissaire Chakar –, Marwan entame une croisade impossible.
À travers cette enquête, c’est aussi le drame des disparus de la guerre du Liban (1975-1990) qui ressurgit. À ce jour, 17000 Libanais sont encore portés disparus, dont 700 dans les prisons syriennes.
On l’appelait Bennie Diamond
Michaël Dichter
Éditions les Léonides
Anvers, années 70. Le jeune Bennie Goodman sait que son père Moshé aimerait mieux le voir à la synagogue qu’à fureter dans les ruelles du quartier des diamantaires. Mais c’est plus fort que lui : la prière l’ennuie, le diamant le fascine. Après tout, c’est dans ce secteur que son grand-père Yéhuda a fait fortune, et quoique le patriarche ait coupé les ponts avec son fils et son petit-fils, ce dernier ne peut réprimer sa fascination.
Des ateliers de taille aux vastes salles de négoce de la Bourse, Bennie ne renoncera devant rien pour se faire sa place et un nom. Son ascension, pourtant, n’est pas vue d’un bon œil par les puissants de la ville – pour qui se prend-il, ce gamin sans pedigree, qui vient leur voler ce qui leur revient de droit ?
Michaël Dichter signe un ambitieux roman d’apprentissage au cœur de la communauté des diamantaires, porté par le plus flamboyant des héros.
Beyrouth Paradise
David Hury
Editions Liana Levi (Paris, France)
Beyrouth, décembre 2024. L’inspecteur Marwan Khalil a quitté la brigade criminelle de la police judiciaire pour monter sa petite entreprise de détective privé. Alors que le Liban et la Syrie vivent des moments historiques (bombardements sur Beyrouth, décapitation du Hezbollah et chute du régime Assad), une Ukrainienne recrute Marwan pour retrouver sa petite sœur Valentyna, prostituée dans un «cabaret» du quartier rouge de Maameltein. Cela fait deux mois que celle-ci n’a pas donné signe de vie.
Le détective plonge alors dans le chaos d’un Beyrouth où tous les coups sont permis, où l’exploitation sexuelle des femmes (et des hommes) est sans foi ni loi, où la police des mœurs cache son jeu, où des femmes se battent pour leurs droits, et où des miliciens d’un nouveau genre veulent expurger le vice d’une société gangrénée par la corruption. Avec, dans un coin de son cœur, une impossible quête de pardon – celui de Roula, la veuve du commissaire Chakar –, Marwan entame une croisade impossible.
À travers cette enquête, c’est aussi le drame des disparus de la guerre du Liban (1975-1990) qui ressurgit. À ce jour, 17000 Libanais sont encore portés disparus, dont 700 dans les prisons syriennes.
Georges Bensoussan
Une nouvelle histoire du sionisme(1860-1950)
Collection Folio histoire (no358) Gallimard
Le monde chrétien, par l’accusation de « déicide », a longtemps justifié la vie errante et fragile des Juifs en diaspora, comme l’Islam plus tard les accusera d’avoir « falsifié » le message de leurs prophètes. À ce destin de peuple paria, les pères fondateurs du sionisme ont refusé de consentir : opprimés comme peuple, les Juifs devaient se libérer comme nation. En ce sens, leur mouvement s’inscrivait dans le droit-fil de la Révolution française, de la sécularisation des cadres de pensée aussi bien que des nationalismes du XIXᵉ siècle.
Or, loin de conjurer la judéophobie, le sionisme est tôt devenu, pour les courants de pensée réactionnaires comme pour les idéologies totalitaires, la figure repoussoir de la modernité démocratique, assimilée tantôt à une forme moderne du « complot juif », tantôt au colonialisme et au racisme.
C’est pour mieux comprendre le temps des commencements que Georges Bensoussan traite le sionisme comme une question d’histoire et montre comment, au-delà du seul peuple juif, il interroge les mutations de la foi dans des temps sécularisés, les rapports d’une langue à une nation, d’un peuple à un territoire et, en définitive, les multiples visages de la libération d’une condition aliénée.
…Comme un Juif en France
Antoine Chereau
Pixel Fever Éditions
Le nouvel album « …Comme un Juif en France », d’Isabelle et Antoine Chereau redonne voix et visage à ceux que l’on caricature trop souvent, à l’heure où les actes antisémites explosent en France.
Avec leur regard à la fois tendre et impitoyable, les deux auteurs réussissent l’improbable : faire rire, là où l’on ne s’y attendait pas, sans jamais minimiser la douleur ni trahir la dignité, pour démonter l’antisémitisme.
184 pages de dessins percutants pour déconstruire avec force, humour noir, dérision et tendresse aussi, les clichés et les propos antisémites, ridiculiser les fielleux, les diffamateurs et les négationnistes de tous bords, et rappeler que le rire, quand il est juste, désarme mieux que la haine.
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Idiss
Richard Malka, Fred Bernard
Éditions Rue de Sèvres
Destin de vie de la grand-mère de Robert Badinter, une moldave qui a fui les pogroms pour venir s’installer à Paris. Biographie d’une femme juive à travers les horreurs du début du XXème siècle.
Robert Badinter, entré au Panthéon en octobre 2025, avait demandé à Richard Malka de raconter son histoire sous un un autre format afin qu’elle soit transmise aux plus jeunes.
Un jour à Auschwitz
Sylvain Tahar
Editions Le lys bleu
Sylvain Tahar venu du Maghreb n’a pas été directement impliqué par la Shoah. Le voyage à Auschwitz ne le concerne pas personnellement, mais il s’est imposé à lui. Il a scrupuleusement préparé cette longue journée. Il nous la raconte, dans un récit émouvant, juste, sans pathos, écrit avec une plume légère et sensible qui émeut le lecteur. On ne revient pas indemne de la confrontation avec les lieux où s’est tragiquement manifestée la totale inhumanité dont les hommes sont capables. Et pourtant il faut aussi partager avec Sylvain Tahar, en le lisant, le sentiment de la fraternité qui peut encore les unir, malgré tout.
Laura Ulonati
J’étais roi à Jérusalem
Actes Sud
Musicien, employé de mairie, buveur, coureur, croyant incertain, Wasif Jawhariyyeh est un joyau aux multiples facettes comme le siècle dernier savait en inventer, témoin d’un temps où chrétiens, juifs, musulmans se disaient tous « des gens de Terre sainte », des habitants d’une ville « qui mélangeait, qui mangeait ensemble tous les dialectes de la Méditerranée ». Au son du oud, Wasif fait revivre la voix de Jérusalem, les saveurs et les plus vives couleurs de son passé oublié.
Confidences douces-amères d’un petit musicien à l’étoffe de grand personnage, J’étais roi à Jérusalem raconte un homme simple qui tire des autres l’amour et l’amitié comme on tire le vin, et nous montre la mixité d’une Jérusalem moderne, loin d’une archéologie qui la fige, de fantasmes ou d’antagonismes qui l’enferment en destin du monde. À travers les mots de Wasif, la ville retrouve son soleil, sa poésie, et penche sur lui un sourire qui vaut mille pardons.
Aux origines de Nostra Aetate Jules Isaac et Jésus et Israël
Jeran-Dominique Durand (dir.)
Editions Cerf
Actes de la Journée d’études du 20 septembre 2023
organisée par l’Amitié Judéo-Chrétienne de France au Collège des Bernardins
L ’année 2023 a marqué les soixante-quinze ans de la fondation de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France et de la publication de Jésus et Israël par Jules Isaac, ainsi que les soixante ans de son décès, le 5 septembre 1963. Ce triple anniversaire est l’occasion de revenir sur le parcours de ce grand pédagogue et historien, ainsi que sur cet ouvrage fondateur de relations rénovées entre juifs et chrétiens. Jésus et Israël a fait prendre conscience aux chrétiens des conséquences mortifères de l’antijudaïsme transmis de génération en génération depuis des siècles. Après Auschwitz, l’enseignement du mépris n’était plus supportable. Jules Isaac pousse là un cri d’indignation et de douleur. En historien soucieux
de revoir l’enseignement chrétien sur le judaïsme, il a apporté une pierre d’angle à la recherche de la vérité, car selon lui, « aucune autorité ne vaut contre les faits ». Il a voulu revenir aux textes fondateurs, qu’il a décortiqués, analysés, confrontés les uns aux autres. Sa démarche est une formidable leçon de méthode pour démontrer qu’un enseignement antijudaïque, répété des siècles durant, devait être révisé pour être fidèle au Christ et effacer les interprétations erronées de l’Évangile responsables de la haine des Juifs. Jésus et Israël a ouvert la voie pour qu’un nouveau regard soit porté par l’Église sur le judaïsme, qui aboutit en 1965 à la déclaration conciliaire Nostra Aetate
Les Revenants de l’inspecteur Sadorski
Romain Slocombe
Robert Laffont
LE PIRE DES SALAUDS
LE MEILLEUR DES ENQUÊTEURS
LE ROMAN DE L’ART VOLÉ SOUS L’OCCUPATION
France, mai 1945 : la paix en Europe est sur le point d’être signée. Libérés en même temps que nos prisonniers de 40, les déportés survivants reviennent des camps d’extermination. N’étant pas des porteurs de bonnes nouvelles, ils sont accueillis en conséquence, c’est-à-dire mal.
L’ex-inspecteur Sadorski, révoqué de la police nationale et recherché, se cache avec sa femme Yvette sous un faux nom. Un revenant totalement inattendu débarque chez eux. Sa visite annonce le début de nouveaux ennuis ; et menace la carrière d’un Sadorski devenu » détective d’art « , au service d’un Polonais exilé aux États-Unis dont la mission à Paris est de traquer les chefs-d’oeuvre spoliés des collections juives.
Les cadavres ne vont pas tarder à s’accumuler, dans cette peinture au vitriol de l’immédiat après-guerre et des profiteurs les plus éhontés de la collaboration.
Un livre
Fabrice Gaignault
Editions Arléa
Un livre ne peut changer le monde mais il peut vous changer la vie. Un livre. N’importe lequel si vous avez l’impression qu’il a été écrit pour vous.
Primo Levi écrit dans Si c’est un homme comment un roman a accompagné, dans un baraquement du camp d’Auschwitz III-Monowitz, le jeune homme de vingt-cinq ans qu’il était, malade, et qui ignorait alors si ses voisins de lit et lui-même allaient être exécutés.
Cette expérience si forte et si singulière de la lecture, telle que nous la raconte Fabrice Gaignault, est inoubliable. Il nous le dit : chaque livre est une aventure intime. Chaque livre, comme celui-ci, a son secret.
La Civilisation des émotions
Entretiens avec Elena Scappaticci
Eva Illouz
Co-auteur : Elena Scappaticci
Éditions du Seuil
Comment le capitalisme a-t-il envahi notre vie amoureuse et sexuelle ? Comment réinventer la gauche entre le trumpisme et la politique des identités ? Où va Israël après les massacres du 7 Octobre ? Ce livre d’entretiens relie brillamment tous les ouvrages d’Eva Illouz, retraçant la genèse d’une œuvre lucide, portée par une pensée critique toujours en mouvement. À travers elle, on découvre les intuitions d’une chercheuse, les combats d’une intellectuelle de gauche, les déchirements d’une femme juive. Décryptant le monde contemporain tout en défendant les libertés démocratiques et la production du savoir dans une société ouverte, Eva Illouz incarne aujourd’hui le courage en sciences sociales.
Pour mon fils
Raïssa Kessel
Éditions Arthaud
Ce récit de Raïssa Kessel est pour ainsi dire légendaire. Les amis de « Jef » racontent qu’il conserva toute sa vie les carnets manuscrits de sa mère et qu’il songea même à s’en servir pour écrire sa Promesse de l’aube. À la mort de Kessel, restait un paquet de feuilles, tapées à la machine, qui commencent par ces mots : « Mon fils me demande d’écrire mes souvenirs. Je le fais par amour pour lui. » Longtemps considéré comme disparu, ce texte était devenu un mythe dont on savait seulement qu’il relatait la saga de la famille Kessel.
Exhumés aujourd’hui, les souvenirs de Raïssa racontent l’histoire poignante d’une famille juive dans la Russie de la fin du XIXᵉ siècle, confrontée aux pogroms et aux mesures discriminatoires. Partie d’Orenbourg pour étudier la pharmacie à Montpellier, Raïssa rencontre Samuel Kessel, un étudiant en médecine. Elle l’épouse et le couple s’installe dans une colonie juive d’Argentine, revient en Russie puis choisit la France. Raïssa ne cache ni ses difficultés ni ses combats, face à l’adversité, aux discriminations et aux problèmes de santé. Sa mémoire est précise ; elle ne se dérobe pas et reste en toutes circonstances, une femme admirable : debout..
Le Crépuscule des hommes
Alfred de Montesquiou
Chacun connaît les images du procès de Nuremberg, où Göring et vingt autres nazis sont jugés à partir de novembre 1945. Mais que se passe-t-il hors de la salle d’audience ?
Ils sont là : Joseph Kessel, Elsa Triolet, Martha Gellhorn ou encore John Dos Passos, venus assister à ces dix mois où doit oeuvrer la justice. Des dortoirs de l’étrange château Faber-Castell, qui loge la presse internationale, aux box des accusés, tous partagent la frénésie des reportages, les frictions entre alliés occidentaux et soviétiques, l’effroi que suscite le récit inédit des déportés.
Avec autant de précision historique que de tension romanesque, Alfred de Montesquiou ressuscite des hommes et des femmes de l’ombre, témoins du procès le plus retentissant du XXe siècle.
Un roman vrai, qui saisit les sursauts de l’Histoire en marche.
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Le Procès de Nuremberg
Joseph Kessel
Éditions Bartillat
Le 20 novembre 1945 s’ouvre le procès de Nuremberg. Il s’agit pour les Alliés de juger vingt-quatre hauts responsables nazis, dont vingt et un sont présents, pour crimes de guerre. Au même titre que d’autres correspondants français, comme Elsa Triolet par exemple pour Les Lettres françaises, Joseph Kessel y assiste pour France-Soir. Kessel écrit cinq articles qui sont autant de charges contre les dignitaires allemands présents. Son témoignage est essentiel. Il décrit Goering au visage de « vieille femme méchante », Streicher « petit vieillard impuissant et hargneux ». Ces articles impitoyables constituent de précieux témoignages afin que l’on n’oublie pas. Dans sa longue préface, Gilles Heuré revient sur ces heures qui ont marqué l’Histoire.
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Reportages en Allemagne
1932-1945
Joseph Kessel
Éditions Arthaud
En 1932, Joseph Kessel traverse le Rhin : des élections cruciales voient s’affronter deux Allemagne. La vieille qu’incarne le vénérable Hindenburg et la nouvelle, emmenée par un quasi-inconnu : Adolf Hitler. Kessel entend d’emblée sourdre la haine comme carburant électoral. Les orateurs sont d’inégale qualité, mais leur rhétorique fait mouche. Ce sont eux que Kessel nommera d’une formule éclatante : « les forgerons du malheur ». Kessel sillonne une Allemagne fracturée, allant d’un quartier ouvrier où point la violence entre communistes et nazis, à une soirée de gala, smoking et robes longues. Il découvre l’Unterwelt, ce réseau de trafiquants régi par des lois strictes et d’une efficacité incomparable. Ce reportage dans les bas-fonds fit grand bruit. Une fois de plus, l’art de Kessel faisait merveille.
En 1945, aux côtés des troupes victorieuses du général De Lattre, Kessel retourne en Allemagne, témoin privilégié d’une « mémoire enfouie dans la plus profonde moelle d’un peuple ».
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Dictionnaire amoureux des Juifs de France
Denis Olivennes
Éditions Plon
Dans ce « Dictionnaire amoureux », à l’encontre des idées complaisamment entretenues, Denis Olivennes révèle tout ce que la France a apporté aux Juifs de France et tout ce que ces Juifs ont apporté à notre histoire nationale.
L’auteur montre comment les Juifs, présents sur le sol de France depuis deux mille ans, ont entretenu avec la Nation, et la Nation avec eux, des liens inouïs d’amitié réciproque. Mais il fait aussi le constat que ni les non-Juifs ni les Juifs ne se souviennent désormais de cet héritage fertile.
Israël et l’Église dans le dessein de Dieu
« Pour que les deux marchent ensemble » (Am 3,3)
Jean Radermakers s.j. Jean-Marie Lustiger Jean-Pierre Sonnet s.j. Michel Remaud f.m.i. Pierre d’Ornellas (Mgr) Antoine Guggenheim Albert Chapelle s.j. Alban Massie s.j. Thérèse-Martine Andrevon Alexis Leproux
Sous la direction d’Alban Massie s.j.
« Les deux marcheront-ils ensemble sans qu’ils ne se soient donné rendez-vous ? », demande le prophète Amos (Am 3,3). L’église et le peuple juif répondront-ils à cette question ?
À partir de la Bible, de la foi de l’Église et de son histoire, les auteurs s’interrogent : que signifie, pour les chrétiens, que Jésus soit né juif ? Que reste-t-il du lien avec Israël, le peuple de l’Alliance ? Que peut apporter une théologie «intra-familiale» (pape François) alors que la violence perdure sur la Terre sainte ?
Inspiré par la déclaration Nostra aetate du concile Vatican II, dont on célèbre le soixantième anniversaire le 28 octobre 2025, ce Cahier de la NRT (avec un inédit sur la guerre à Gaza) invite à mieux comprendre comment chrétiens et Juifs peuvent se rencontrer aujourd’hui dans le respect et la fidélité à Dieu.
Française et juive, et alors ?
Shannon Seban
Editions de l’Observatoire
Une drôle de peine
Justine Lévy
Éditions Stock
« Est-ce que tu me vois, maman ? J’ai deux crédits à la banque, deux enfants que j’étouffe, quatre chats dont deux débiles et une estropiée, des rides en pattes d’araignée autour des yeux et des oignons aux pieds, le même amoureux qui me supporte et tient bon depuis vingt ans, quelle dinguerie, je ne suis ni parfaitement féministe, ni tout à fait écologiste, ni vraiment révoltée, pas encore alcoolique, plus du tout droguée, j’ai un abonnement à la gym, une carte de métro et une autre du Carrefour Market, je ne me fais pas les ongles, je ne me coiffe ni ne me teins les cheveux, je mets du rouge à lèvres une fois par an et surtout sur les dents, je suis toujours aussi raisonnable, aussi peu fantaisiste : je mets beaucoup d’énergie à essayer de ne pas te ressembler, maman. Je n’ai pas pu être une enfant et je ne sais pas être une adulte. »
Une drôle de peine est à la fois une adresse et une enquête. C’est aussi une magnifique déclaration d’amour.
La part sauvage
Le monde de Philip Roth et le chaos américain : retour sur vingt ans d’amitié
Marc Weitzmann
Éditions Grasset
Le choc intime de sa mort a alors pris un autre sens : celui de la fin d’un monde au profit de la violence, de la montée de l’antisémitisme, du retour en force des idéologies.
Depuis l’Amérique telle qu’elle aurait pu être, ce livre révèle les Etats-Unis tels qu’ils sont. » M. W.Le drame d’un pays raconté à travers l’œuvre et l’amitié d’un de ses plus grands écrivains.
Un nègre qui parle yiddish
Benny Malapa
Éditions Fayard
Né à Hambourg en 1914 d’une mère allemande et d’un père camerounais, Paul fuit la misère et le racisme de ceux qui traitent sa mère de « pute à nègre ».
Suzanne, de quatre ans sa cadette, en a 11 lorsque la crise de 1929 ruine sa famille de la moyenne bourgeoisie juive de Varsovie. À l’indigence s’ajoute bientôt l’antisémitisme, et c’est à Paris que Suzanne rejoint ses parents venus chercher de nouvelles raisons d’espérer.
Paul et Suzanne se rencontrent à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Ils s’aiment. Et c’est à la mairie du XXe arrondissement de la capitale sous domination allemande qu’est célébrée l’union aussi stupéfiante que miraculeuse d’un métis germanocamerounais et d’une juive polonaise.
Mais nous sommes désormais en 1942. Dans Paris occupé, un tel couple n’a plus sa place. Il faut fuir encore, lutter, résister, survivre à la douleur.
Bravant les tempêtes de l’histoire, Paul et Suzanne nous bouleversent par leur traversée d’un XXe siècle jalonné de renoncement, de joie, de douleur et d’espoir.
Correction automatique
Etgar Keret
Éditions de l’Olivier
Quand le monde s’assombrit, l’humour est le seul moyen de rendre la réalité supportable…
Tout peut arriver dans le monde selon Etgar Keret. Vous y rencontrerez un célibataire fauché et asthmatique qui a perdu la foi, le candidat d’un jeu de téléréalité venu d’une autre dimension, le propriétaire d’un astéroïde sur le point de percuter la Terre, une intelligence artificielle au bord du suicide et bien d’autres personnages imaginés par l’écrivain israélien le plus déjanté de sa génération.
Entre «dépression et léger accablement », Keret poursuit une œuvre singulière où panache rime avec paradoxe. Car si l’univers est devenu fou, la comédie devient le plus court chemin vers la santé mentale.
Traduit de l’hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech.
Hillel Seidman
Du fond de l’abîme
Journal du ghetto de Varsovie
Les Belles Lettres
Le ghetto de Varsovie, juillet 1942, 350 000 Juifs. Des rumeurs insistantes font état de la déportation imminente des Juifs. C’est à ce moment précis que le jeune archiviste de la communauté, Hillel Seidman, décide de consigner dans un journal le récit de l’horreur quotidienne pour le transmettre à la postérité. Il poursuivra cette chronique de l’angoisse jusqu’à son arrestation en janvier 1943, de laquelle il est sauvé par un extraordinaire passeport paraguayen.
Rédigé en hébreu, paru en 1946, suivi d’une traduction yiddish en 1947, ce texte est un document humain bouleversant qui nous restitue, à travers le vécu d’un homme profondément religieux, la résistance obstinée et multiforme des Juifs de Varsovie à l’entreprise génocidaire nazie, un témoignage qui – pour reprendre l’expression de Kafka – « comme la hache doit briser la mer gelée en nous ».
Préfacé, traduit de l’hébreu et du yiddish et annoté par Nathan Weinstock, ce livre est accompagné d’un dossier documentaire, critique et photographique.
Tribunes de Guerre 2023-2025
Raphaël Jerusalmy
David Reinharc Editions
La tragédie du 7 octobre et ses conséquences sèment bien du désarroi et de la confusion dans les esprits et dans les coeurs. Pour tenter d’y remédier, il est indispensable de mettre de l’ordre dans le désordre et de dissiper l’écran de fumée de la désinformation. Ces tribunes de guerre procurent une vision de l’actualité qui rassérène et fortifie. Si leurs lecteurs se comptent par dizaines de milliers, c’est qu’elles répondent à leurs angoisses, leurs incertitudes, mais pas seulement. Elles les arment contre l’incompréhension, le mensonge et la haine en leur fournissant des munitions car, loin d’être dépassionnées, ces tribunes sont musclées et combattantes. Elles sont un acte de résistance.
David Pryce-Jones
Un siècle de trahisons
La diplomatie française, les Juifs et Israël, 1894-2007
Traduit par : Henri Froment
Les Belles Lettres
Durant tout le XXe siècle, le Quai d’Orsay a mis en œuvre une « politique arabe » destinée à assurer l’« influence française » au Moyen-Orient. Quitte pour cela à trahir non seulement les valeurs fondamentales dont la France aime à se prévaloir, mais également ses citoyens juifs perçus, au mieux, comme partagés entre deux allégeances, au pire, comme traîtres en puissance.
Dans ce livre David Pryce-Jones met en lumière quelques constantes de l’action du Quai d’Orsay : préservation des intérêts matériels de la France, fascination pour la realpolitik, anglophobie qui deviendra de l’antiaméricanisme. Pour l’auteur, les positions politiques de la diplomatie française masquent souvent un antisémitisme replacé ici dans un contexte culturel, historique et religieux plus large, avec notamment l’évocation de grandes figures d’intellectuels (Paul Morand, Paul Claudel, Jean Giraudoux et Louis Massignon).
Logiquement, cet antisémitisme se doublera d’un antisionisme à partir du moment où les Juifs entreprendront de déterminer eux-mêmes leur destin. De l’affaire Dreyfus à la présidence de Jacques Chirac, le Quai d’Orsay apparaît comme suranné et pétri d’illusions, incapable d’accepter les événements et a fortiori de les analyser, qu’il s’agisse de la persécution des Juifs par l’Allemagne nazie, du soutien apporté au grand mufti de Jérusalem, de la création et de la préservation de l’État d’Israël ou des compromissions du gouvernement français avec certains régimes arabes. David Pryce-Jones dresse un portrait implacable et parfois inquiétant de la diplomatie française que d’aucuns analyseront comme un réquisitoire. Le lecteur en jugera.
Les fantômes de la rue Freta
Jérémie Dres
Bayard Graphic
Dans ce roman graphique, l’auteur Jérémie Dres enquête sur le destin de sa famille : sa grand-tante Sonia restée à Varsovie dans l’enfer du ghetto, sa grand-mère qui échappe miraculeusement à la déportation à Paris, et son aïeul parti aux États-Unis en passant les barrières d’Ellis Island. En partant de cartes postales, de lettres, d’adresses et de photos, Jérémie nous raconte la condition des juifs au XXème siècle, les choix impossibles qui étaient les leurs, face aux différents périls qui se dressent sur leur route.
Avec cette enquête intime, Jérémie Dres nous donne à voir, à entendre, et à sentir la vie dans le ghetto de Varsovie, ce qu’était la culture ashkénaze, les choix que les familles ont dû faire, au fur et à mesure de l’encerclement et des rafles au sein d’une grande capitale européenne. En mêlant la quête personnelle et historique, il fait de son histoire, notre histoire à tous.
Menée avec rythme et curiosité, cette quête nous fait aussi rencontrer ceux et celles qui font vivre aujourd’hui la mémoire de la Shoah, au Jewish Historical Institute de Varsovie, au Mémorial de la Shoah à Paris, à Yad Vashem en Israël, ou au département des Archives d’Ellis Island à New York… Le livre a d’ailleurs reçu le soutien de la Fondation pour la mémoire de la Shoah.
Une œuvre nécessaire. Quelques mois avant sa mort, le grand Historien de la destruction des juifs, Raul Hilberg répondait au journaliste du Monde qui lui demandait ce qu’il restait encore à apprendre sur la Shoah. Il insistait sur la nécessité de multiplier des recherches à l’échelle locale, en particulier en Europe de l’Est, afin de « resserrer la focale sur des communautés de petites tailles, pour cerner au plus près l’histoire des individus ». C’est ce fait Jérémie Dres, en explorant son histoire familiale.
Céline, la race, le Juif
Légende littéraire et vérité historique
Pierre-André Taguieff, Annick Duraffour
Fayard
En 1937, ennemi du Front populaire et partisan d’une « alliance avec Hitler », Céline choisit de devenir un écrivain antijuif. Il s’engouffre dans la vague antisémite, bataillant sans relâche contre le « péril rouge » et le « péril juif ». Pour confectionner ses pamphlets, il puise dans la propagande nazie diffusée pa diverses officines, dont il met en musique les idées et les slogans. Pendant l’Occupation, il fait figure de nouveau « prophète », de « pape de l’antisémitisme ».
Cette vérité historique heurte frontalement la légende de l’écrivain, celle de l’« écriture seule ».
Le cas de Céline est-il comparable à celui des autres intellectuels du collaborationnisme ? Jusqu’à quel point adhère-t-il à la vision hitlérienne ? Que savait-il vraiment sous l’Occupation ? Que peut-on reprocher à Céline, des mots seulement, ou aussi des actes ?
Ce livre croise la lecture des textes avec l’histoire intellectuelle et politique, et rompt avec les habituelles approches, plus ou moins apologétiques. L’érudition
Lutte contre les racismes et les antisémitismes
Pour un autre récit historique
Benoit Drouot
Éditions Hermann
À partir des années 1990 s’impose la conviction que le recul du racisme et de l’antisémitisme résultera de la connaissance des tragédies du passé auxquelles ces idéologies ont conduit. Trente ans plus tard, le constat est sans appel : le racisme peine à reculer, l’antisémitisme connaît une nouvelle vigueur et l’extrême droite xénophobe accumule les succès électoraux. Il devient donc impérieux d’interroger une pédagogie par la mémoire des événements tragiques (Shoah, esclavage « négrier », colonisation) qui n’est plus au diapason d’une société et d’une jeunesse en profonde mutation.
Alors que les mémoires sont devenues des vecteurs de confrontations identitaires, que l’antisémitisme contemporain puise à des matrices ignorées des programmes scolaires (islam et antisionisme) et que la recherche historique récente a enrichi et renouvelé les savoirs, le récit historique doit être profondément repensé.
Cet essai suggère de transmettre l’histoire des racismes et des antisémitismes, non plus en partant de leurs conséquences les plus tragiques, mais par l’analyse de leur fabrique, de leurs mythes constitutifs et des stratégies de leur permanence, en privilégiant le temps long et la démarche comparative, sans éluder ni le rôle des religions, ni les sources extra-européennes du racisme et de l’antisémitisme.
Lois & Récits de CHAVOUOT
Torah-Box
Lois & Récits de Chavouot contient tout ce dont vous avez besoin pour la fête :
– Récits : pour connaitre l’histoire du Don de la Torah
– Méguilat Ruth : le livre lu à Chavouot, agréablement commenté
– Lois : pour appliquer les mitsvot liées à ce jour
– Réflexions : l’étude de la Torah aujourd’hui
APPROBATIONS :
– Rav Ovadia Yossef
– Rav Chlomo Amar, Grand-Rabbin d’Israël
– Rav Asher Weiss
Sacha Broussine
Les fêtes juives – Chavouoth
Éditions Biblieurope
LES FETES JUIVES – CHAVOUOTH
Les fêtes juives racontées en bande dessinée pour les petits et grands.
La fête de CHAVOUOTH, don de la Torah, épisode, essentiel de l’histoire et de la foi du peuple juif, nous est restitué de manière vivante et parlante avec beaucoup de relief par la plume et le dessin talentueux de Sacha Broussine.
Bérénice
La juive qui voulait régner sur Rome
Roland Portiche
Fayard
Qui se cache derrière la Bérénice de Racine ?
Descendante du tyran Hérode le Grand, Bérénice en hérite une ambition sans limites et le goût d’un pouvoir sans partage. Mariée plusieurs fois à des hommes qu’elle n’aime pas, accusée de relations incestueuses avec son frère Agrippa, elle décide d’être une reine libre, multiplie les amants, s’initie à la lutte gréco-romaine, à la philosophie et au maniement des armes.
Mais une tempête dévaste la Judée : la répression sanglante, ordonnée par Néron, de la révolte du peuple juif. Contre toute attente, Bérénice tombe amoureuse de Titus, le général romain chargé de réprimer la rébellion.
Partagée entre son devoir sacré de sauver ses frères juifs et sa passion irraisonnée pour Titus, quelle route choisira-t-elle ? Et quel tour prendra son destin quand Titus, nommé empereur, lui proposera de partager sa vie ?
« La Juive », comme l’appellent les Romains avec une pointe de mépris, pourrait-elle devenir reine de Rome ?
Avec Bérénice, son sixième roman, Roland Portiche nous embarque dans un Autant en emporte le vent de la Judée du premier siècle !
Harold Cobert
Le Procès Mein Kampf
Les escales éditions
1934. Mein Kampf, le manifeste d’Adolf Hitler, rencontre un immense succès en Allemagne et dans le monde. Pourtant, en France, on n’en connaît que des extraits et, sa traduction ayant été interdite par le Führer lui-même, le texte entier reste inédit.
Que peut bien contenir Mein Kampf pour que les Français ne soient pas autorisés à le lire ? Tandis que Hitler prône une paix durable entre la France et l’Allemagne, certains soupçonnent des desseins plus sombres derrière ces belles paroles.
Face à cette interdiction de publier, une improbable coalition se forme : des anciens combattants proches de l’Action française et des militants de la cause juive –; ennemis politiques que pourtant tout oppose –; unissent leurs forces pour révéler au grand jour les véritables intentions du Führer.
Le Procès Mein Kampf raconte avec brio la folle épopée de la publication de ce texte en français et du retentissant procès qu’elle a entraîné, portée par le flamboyant avocat Philippe Lamour.
Sylvie Altar
Stéphane Nivel
Justes parmi les Nations
La pâle figure
Les Arènes
« Quiconque sauve une vie sauve l’humanité tout entière. « . Extraite du Talmud, cette phrase est gravée sur chaque médaille remise par Israël à celles et ceux qui ont sauvé des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, reconnus « Justes parmi les Nations ». Ce titre est la plus haute distinction décernée par l’État d’Israël.À Lyon, en Auvergne-Rhône-Alpes et en Bourgogne-Franche-Comté, 882 Justes ont été recensés et médaillés par Yad Vashem, l’Institut international pour la Mémoire de la Shoah. Ils sont plus de 4300 en France.
Anonymes ou célèbres, civils ou militaires, de toutes les catégories sociales, ces héros de l’ombre ont sauvé des hommes, des femmes, des enfants, en les cachant au péril de leur vie, avec un désintéressement qui n’a d’égal que leur courage.Réalisé en partenariat avec le Comité français pour Yad Vashem, cet ouvrage réunit 30 portraits de Justes et raconte le destin hors du commun de ces citoyens d’honneur.
Nous rendons ici hommages à plus de 29.000 Justes parmi les Nations reconnus dans le monde.
Présentation du livre par Sylvie Altar : ICI
Pierre Boisserie
François Warzala
La Trilogie
Berlinoise, T.2
La pâle figure
Les Arènes
Alors que les nazis règnent sur l’Allemagne, un détective irrévérencieux enquête.
Berlin 1938 : le détective et ancien policier Bernie Gunther est propulsé au cœur d’une enquête dont les ramifications le conduisent dans les coulisses du pouvoir nazi.
Tout commence par une affaire de chantage: on veut extorquer de l’argent à une riche éditrice afin que les lettres d’amour de son fils homosexuel ne soient pas rendues publiques. Bernie est sur le coup avec son ancien collègue et associé Stahlecker quand celui-ci est assassiné. Convoqué par l’Obergruppenführer Heydrich, Bernie se voit confier une enquête sur un tueur en série, surnommé la Pâle Figure, qui hante les rues de Berlin, violant et assassinant des jeunes femmes blondes… Mais rapidement les deux sulfureuses affaires vont se trouver mêlées et plonger notre enquêteur dans l’entourage de dignitaires nazis…
La Pâle Figure, deuxième volet de La Trilogie berlinoise, dresse un tableau réaliste et terrifiant du quotidien des Allemands sous le Ille Reich.
Frédéric Encel
La guerre mondiale n’aura pas lieu
Les raisons géopolitiques d’espérer
Éditions Odile Jacob
Selon certains, nous serions à l’aube d’une guerre mondiale, voire déjà en plein conflit planétaire ! Massacres de masse à l’est de l’Afrique, rivalité économique et technologique exacerbée entre la Chine et les États-Unis, guerres en Ukraine et au Proche-Orient, augmentation des budgets militaires, tensions autour de Taïwan et du nucléaire iranien, cyberattaques contre des infrastructures et les relais d’information… le climat géopolitique est en effet délétère et inquiétant. Pour autant, la posture apocalyptique n’a pas de sens.
Avec cet essai clair et incisif, Frédéric Encel, géopolitologue reconnu et chevronné, prend le contre-pied des prophètes de malheur, pointe sept réalités objectives qui invalident la « certitude » du pire et fait un sort aux théories de type « choc des civilisations » et autre « piège de Thucydide ».
L’affaire Petiot et la Shoah
Un tueur en série sous l’Occupation
Jean-Marc Dreyfus
Grasset
Le docteur Marcel Petiot, surnommé Docteur Satan, est connu comme l’un des plus terribles tueurs en série français du xxème siècle – il est l’auteur d’au moins 26 meurtres dans le Paris occupé. Il fut condamné à mort et exécuté au printemps 1946, lors d’un procès qui passionna tout le pays.
Plusieurs ouvrages lui ont été consacrés, mais aucun ne se base sur un travail scientifique d’historien. Jean-Marc Dreyfus a retrouvé les documents de l’enquête policière, le dossier d’instruction et même certains membres des familles de victimes, pour enfin reconstituer avec la minutie nécessaire ce chapitre de l’histoire de France. Au-delà des révélations sur le parcours des personnes assassinés ou les méthodes de Petiot, L’affaire Petiot et la Shoah remet l’affaire dans son contexte, celui de l’Occupation. La majorité des proies étaient juives, d’autres non mais avaient des liens avec des Juifs, dont les malfrats qui s’étaient mis au service de la Gestapo. Et même si les juges ont voulu éviter de faire du procès Petiot un procès politique, c’est bien là que la persécution des Juifs de France a été décrite avec ses méthodes et ses conséquences, pour la première fois publiquement, dès 1946.
L’affaire Petiot et la Shoah se lit à la fois comme un true crime, grâce à une narration incarnée et haletante, et comme un livre d’histoire qui nous éclaire sur cette affaire hors-normes : l’un des plus grands tueurs en série français torturant, tuant et brûlant des Juifs entre 1942 et 1944, en plein Paris.
Roman Polanski
Ne courez pas ! Marchez !
suivi de Lettres à mon fils de Ryszard Polanski
Texte inédit. Traduction des Lettres par Piotr Kaminski
Flammarion
« La vie quotidienne était extrêmement dure, mais cet aspect ne me gênait pas du tout. L’enfant s’habitue aux conditions de vie et ça ne me rendait pas triste. Un enfant est triste parce qu’il est séparé de ses parents. Et ma souffrance, c’était ça, alors je pensais au moment où on allait être à nouveau réunis, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Même en dormant, je pensais à ça. »
En 2006, dans le cadre des grands entretiens patrimoniaux de l’INA menés avec la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, Roman Polanski enregistre le témoignage de son enfance en Pologne pendant la guerre, repris ici. C’est au cours de son travail d’écriture qu’il se souvient avoir demandé à son père en 1973 de lui rédiger ses mémoires. Roman Polanski a retrouvé récemment ce récit qu’il n’avait jamais lu et qui constitue la seconde partie de ce livre unique réunissant un père et un fils : deux témoignages bouleversants et éclairants sur le plan de la mémoire historique.
Manuel de théologie d’Israël
L’alliance jamais révoquée
Andrevon Thérèse M., Bengard Beate, Forestier Luc, Krisel William, Reijnen Anne Marie, Rota Olivier
Labor et Fides
La permanence du peuple d’Israël interroge les Églises chrétiennes. Si l’Alliance nouée entre Dieu et le peuple d’Israël depuis les origines est irrévocable (Rm 11,29), quelles en sont les conséquences pour l’exégèse biblique et pour la christologie ? Quelle forme peut prendre une théologie chrétienne qui pense les relations judéo-chrétiennes en dehors du postulat selon lequel le christianisme aurait remplacé le judaïsme dans le dessein de Dieu?
Pour répondre à ces questions, le présent manuel réunit les travaux de chercheurs – protestants, catholiques et orthodoxes, originaires de plusieurs pays. Ouvrage scientifique et pédagogique, accessible à tous, il atteste de l’acuité des recherches théologiques menées aujourd’hui dans les Églises. En accueillant aussi plusieurs contributions de personnalités venues du judaïsme, il montre de quelle manière la tradition et les ressources propres aux Églises peuvent être mobilisées afin de lutter contre tout antijudaïsme et formuler des réponses qui puissent servir le dialogue judéo-chrétien.
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L’annonce
Pierre Assouline
Gallimard
Ils se sont rencontrés dans un pays en guerre. Raphaël est français, étudiant à Paris, et s’est porté volontaire pour aider Israël, cette jeune nation envahie par les armées de ses voisins. Esther est israélienne, soldate, et travaille dans les services psychologiques de l’armée. Ils ont vingt ans et aimeraient croire que c’est le plus bel âge de la vie. Ce qu’ils vont partager pendant quelques semaines modifiera à jamais leur rapport à la mort. L’un et l’autre devront l’annoncer sans y être préparés.
C’était à l’automne 1973 pendant la guerre du Kippour. Puis ils se sont perdus de vue, chacun dans son pays, emmené par son destin. Jusqu’à ce que cinquante ans plus tard, jour pour jour, la guerre frappe à nouveau…
Récit d’initiation et portrait d’une femme aimée, L’annonce interroge, avec le tragique de l’Histoire, ce qui subsiste de nos attachements malgré le passage du temps.
LE SIECLE DE JULES ISAAC: AMITIES, AFFINITES, HERITAGES
Carol Iancu
Éditions du Cerf
Fils et petit-fils de militaire, agrégé d’histoire, inspecteur général de l’Éducation nationale, Jules Isaac (1877-1963) s’est fait connaître par les manuels d’histoire « Malet-Isaac » qui ont formé des générations d’élèves.
Bien qu’ancien combattant blessé à Verdun, il a été victime de la politique antijuive du régime de Vichy. On lui doit l’ouvrage majeur Jésus et Israël, paru en 1948, l’année même où il fonda l’Amitié judéo-chrétienne de France.
Ce volume réunit les actes du colloque organisé les 5 et 6 septembre 2023 à l’université Paul Valéry de Montpellier, par le Centre de recherches interdisciplinaires en sciences humaines et sociales (CRISES n° 4424), à l’occasion du soixantième anniversaire de la mort de l’historien, et du soixante-quinzième anniversaire de la fondation de l’Amitié judéo-chrétienne
de France.
L’ouvrage éclaire sous un nouveau jour un destin d’exception. Les exposés mettent en évidence les qualités éminentes de ses travaux historiques et les multiples engagements de l’historien : pour dénoncer aux côtés de Péguy le déni de justice que représentait la condamnation du capitaine Dreyfus, pour
rappeler les origines et les conséquences de la Grande Guerre, pour fustiger le nazisme, pour corriger l’enseignement chrétien concernant le judaïsme par des interventions auprès des hautes autorités catholiques (Pie XII et Jean XXIII) et protestantes, pour combattre l’antisémitisme et promouvoir l’amitié entre Juifs et chrétiens.
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Présentation sur Radio J : ICI
Le baptême ou la mort
Les massacres des juifs dans l’espace rhénan, à partir de chroniques hébraïques sur les croisades (XIe-XIIe siècles)
René Gutman et Aude-Marie Certin (sous la direction de)
Actes Sud
Entre avril et juillet 1096, des Chrétiens, venus du Nord de la France, d’Allemagne et d’Angleterre, traversèrent la vallée du Rhin, répondant à l’appel à la croisade lancé par le pape Urbain II en novembre 1095. Sur leur passage, ils persécutèrent des centaines de juifs, hommes, femmes et enfants, en leur imposant la conversion ou la mort. Beaucoup périrent alors, tués au fil de l’épée, d’autres furent convertis de force et un grand nombre choisirent la voie du martyre et se donnèrent la mort, refusant de se faire baptiser. Ces massacres liées à la première croisade touchèrent en premier lieu les principales communautés juives du monde rhénan ashkénaze, à savoir Spire, Worms et Mayence, et les plus petites villes alentour, mais elles eurent aussi lieu à Cologne, Trêves et Metz, et plus loin encore, à Ratisbonne et Prague.
On estime que dans leur ensemble, les massacres liés à la première croisade dans le monde germanique, en Bohême et en Hongrie, ont fait environ 5 000 victimes. Jamais jusque-là, dans l’Europe du Nord-Ouest, les juifs n’avaient été victimes d’attaques d’une telle violence et d’une telle ampleur.
Les Juifs de Belleville
Benjamin Schlevin
Traduit du yiddish par Batia Baum et Joseph Strasburger
Postface et appareil critique de Denis Eckert
Éditions de L’échappée
Né à Brest-Litovsk (Biélorussie) en 1913, arrivé à Paris en 1934, Benjamin Schlevin restitue dans ce roman écrit dans sa langue maternelle, le yiddish, et publié en 1948, la vie intense et tragique du petit peuple des artisans et ouvriers juifs de Belleville, originaires d’une Europe de l’Est secouée par les suites de la guerre de 1914-1918 et la révolution bolchevique, dans un contexte d’antisémitisme virulent. En suivant les trajectoires divergentes de Béni l’arriviste et de Jacques l’idéaliste, arrivés ensemble à Paris en 1920, on découvre le monde complexe des petits patrons, des ouvriers d’atelier et des façonniers, unis par des liens de solidarité et d’exploitation, avec les hôtels et les garnis où s’entassent les nouveaux venus, les sociétés de secours mutuels, les cercles politiques et culturels animés par d’infatigables militants, la vie trépidante des cafés bellevillois, les combats antifascistes et les grèves de 1936, jusqu’aux pages sombres de la défaite de 1940 et de l’Occupation.
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La Nuit du Hackeur
Yishaï SARID
Actes Sud
Surdoué du piratage informatique, Ziv est débauché à l’armée par une start-up qui offre ses services de cybersurveillance et de détournement de systèmes de communication à de petits États en délicatesse avec leurs dissidents. Tétanisé dans sa vie intime par une culpabilité qui le poursuit depuis l’adolescence, il noie dans l’exercice aveugle de ses compétences professionnelles toute notion de scrupule. Mais il n’en demeure pas moins tiraillé entre le désir de laisser derrière lui sa dépouille d’asocial angoissé pour
embrasser sa réussite et le fantasme de devenir enfin le tout-puissant protecteur qu’il n’a pas su être pour sa jeune sœur à la dérive.
À travers l’ascension d’un faux Candide – monstre froid ? enfant piégé dans un corps adulte ? victime de sa
propre solitude ? –, une plongée cauchemardesque dans les sombres profondeurs de la high-tech et de la faiblesse humaine.
Un roman noir glaçant, implacablement lucide et politique.
Le Monde d’après
Sous la direction de Danielle Cohen-Levinas
Frémeaux & Associés
Le 7 octobre 2023, le fil de l’histoire s’est à nouveau rompu.
La barbarie innommable que l’on croyait révolue est réapparue.
Terrifiante.
Quel monde d’après ?
Non seulement pour Israël mais aussi pour l’entière humanité ?
Quarante écrivains, savants, intellectuels répondent.
Polyphoniquement, ils nous somment de résister.
En savoir plus : ICI
Jérôme Garcin
Des mots et des actes. Les belles-lettres sous l’Occupation
Collection La part des autres
Gallimard
Le temps n’est certes plus à l’admiration béate des créateurs, à la séparation de ce qu’ils sont et de ce que leur œuvre donne à connaître et à admirer. Mais cette double vision, plus pénétrante, fut, pour Jérôme Garcin comme pour d’autres de sa génération, un apprentissage : « À l’adolescence, j’attendais de la littérature à la fois un refuge et un horizon. Je lui demandais de l’aide, je ne lui demandais pas des comptes. » Les coulisses de ce théâtre de signes n’étaient pas toutes reluisantes ; et des mots aux actes – c’est bien l’axe de ce livre – il y avait un écart qu’il s’est avéré impossible sinon de combler, du moins d’ignorer.
Dans cette passionnante revue d’effectifs des « belles-lettres » sous l’Occupation, qui s’appuie sur une connaissance fine des sources de l’histoire littéraire, Jérôme Garcin ajuste son regard, nos regards sur cette époque en clair-obscur, à l’aune de quelques-unes de ses plus hautes figures morales et intellectuelles – avec l’admirable Jean Prévost tout en haut de l’échelle. Ce questionnement par l’exemple sur la responsabilité de ceux que leurs écrits ont fait briller et qui se sont compromis s’adresse autant aux auteurs de ce temps qu’aux lecteurs d’hier et d’aujourd’hui. Car on a beau se garder de vouloir porter des jugements après coup, se répéter que le dossier est documenté depuis longtemps, on ne peut s’empêcher d’éprouver un persistant malaise à l’évocation de cette arrière-cour des catalogues et à l’égard de cette ignorance feinte, voire d’une certaine complaisance, sur laquelle ont pu et pourraient encore reposer certaines de nos passions littéraires. C’est à mieux saisir cette « part des autres », tantôt sombre, tantôt lumineuse, que Jérôme Garcin s’attache ici, en évoquant les figures de Brasillach, Céline, Chardonne, Cocteau, Morand ou Rebatet, et toujours à la lumière des engagements de Kessel, Lusseyran, Mauriac, Paulhan ou Jules Roy.
Réhabilitons Sartre
Biographie critique et contextuelle d’un penseur du XXe siècle
Aliocha Wald Lasowski
Frémeaux & Associés
« Le 19 avril 1980, une foule immense, silencieuse, accompagne le convoi funèbre de Sartre jusqu’au cimetière du Montparnasse, à Paris. Derrière Simone de Beauvoir, en tête de cortège, plus de cinquante mille personnes sont venues rendre un dernier hommage au penseur français le plus célèbre au monde. Comment expliquer sa notoriété, comment mesurer aujourd’hui l’impact de la pensée et de l’écriture de Sartre dans la société actuelle ? Considéré comme le “dernier des classiques” pour les uns, célébré comme le “premier des modernes” par les autres, Sartre intrigue, fascine autant qu’il dérange et perturbe. »
Aliocha WALD LASOWSKI
En savoir plus : ICI
Moïse de Tétouan, Sa Mémoire en Héritage 1492-1962
De Mégorachim à Dhimmis puis à Citoyens Français
Sylviane Serruya
Éditions BoD
L’auteur exhume la biographie d’un arrière-grand-père à partir de documents d’archives et d’articles de journaux. Les recherches font émerger la figure de Moïse au parcours à la fois banale et extraordinaire, mais représentatif de l’histoire des Juifs d’Espagne, du Maroc et d’Algérie. Le mouvement pendulaire entre les deux récits fait comprendre le long et douloureux chemin des « mégorachim », ces expulsés d’Espagne en 1492, devenus « dhimmis » au Maroc puis citoyens français en Algérie. La mise à jour de l’histoire de Moïse permet de rappeler les circonstances de la colonisation de l’Algérie, la mise au pas des Musulmans, l’émancipation des Juifs et le développement de l’antisémitisme chez les colons français et ceux issus de l’émigration latine. Elle permet de remémorer le formidable essor économique, démographique, urbain de la colonie. Ce livre est un hommage à cet ancêtre exemplaire. Il est dédié à tous ceux dont les aïeux traversèrent courageusement les embûches de l’histoire ainsi qu’aux heureux curieux.
Un Tison sauvé du feu
Alain Weil
contact : vivalweil@gmail.com
Rabbin à Strasbourg pendant trois décennies, Alain Weil passe une retraite studieuse en Israël. Après les deux tomes de « Quand Rachi parlait français », il consacre un ouvrage très instructif aux « laazim » des Tossafistes enrichi par un vaste tableau des implantation des « baalé hatosfot » dans le nord de la France.

Un été métaphysique avec Joseph Schwartz
Récit de Claude Bochurberg, préface de Serge Klarsfeld
Éditions Zinédi
Joseph Schwartz, rescapé de la Rafle du Vel’d’Hiv, seul survivant de sa famille, est aujourd’hui âgé de 98 ans.
Cet ouvrage, qui lui est consacré en guise d’hommage, n’est pas une biographie à proprement parler. Mais un accompagnement au jour le jour, durant l’été 2024, tendu de réflexions autour de cet homme violenté par l’Histoire, et dont la mémoire blessée, mais vivante en diable, empreinte de mille combats avec les Klarsfeld et ses compagnons, mérite notre plus grande considération.
Serge Klarsfeld déclare dans sa préface : « en ces quelques paragraphes j’ai voulu exprimer toute mon affection et ma tendresse pour Joseph, en quelque sorte plus mon frère aîné que mon vieil ami et qui partagera ma tombe, puisque depuis un demi-siècle nous sommes de la même famille. »
Les Djudyos du 11e arrondissement de Paris
Claudine Barouhiel
Éditions Plon
Une immersion dans l’univers pittoresque des Djudyos du 11e arrondissement de Paris. Les Sépharades judéo-espagnols se sont établis dans ce quartier populaire de Paris au début du XXe siècle, fuyant pour la plupart le régime turc qui persécutait les minorités, notamment les Juifs.
Cet ouvrage nous dévoile les récits poignants d’une communauté singulière, qui révèle une facette méconnue mais vibrante de ce peuple discret. Leur histoire demeure largement ignorée, y compris au sein de la communauté juive.
Nuit blanche
Bernard-Henri Lévy
Éditions Grasset
« On se souvient de la légende de la gravure de Goya, « le sommeil de la raison engendre des monstres ». Bienvenue chez les monstres !
Au fil de cinq chapitres entrecoupés eux-mêmes de fragments, comme autant d’éclats d’un temps suspendu, circulaire, où se perd la notion même du temps, voici le bestiaire de la nuit d’un insomniaque qui laisse s’écouler, à ciel ouvert, le flux de conscience de ses pensées, rêveries, souvenirs, portraits, cauchemars éveillés, associations d’idées cocasses, poétiques ou graves.
L’homme ne parvient plus à dormir : parce qu’il « en a trop vu » ? Parce qu’il hait le sommeil ou le redoute comme la mort ? Parce qu’il ne supporte pas de ne plus être en contrôle ? Parce que ce temps perdu pourrait mieux être mis à profit pour d’autres « recherches » ? Parce qu’il est devenu l’esclave d’un cocktail de somnifères qui tue en lui la faculté du rêve ?
Ceux qui croient connaitre la caricature publique du personnage « BHL » seront surpris par cet autoportrait d’une vie intérieure en ébullition où se consigne méticuleusement le jaillissement d’un inconscient qui ne tarit jamais.
L’humour succède à l’intensité, la gravité à la dérision, le sens du tragique à la légèreté et la rage à l’auto-ironie. Jamais l’auteur n’avait fait preuve d’un tel « lâcher-prise », matière et manière confondues, ni n’avait livré autant de détails intimes sur ce qui a fait de lui ce qu’il est devenu. Enfance, amis, amours, présence des morts, obsession du Livre et des livres, échos du passé qui ne passe pas dans le présent le plus brûlant, tels sont les thèmes qui traversent ce récit.
Qui n’a rêvé de se retrouver « dans la tête » d’un autre – qui plus est écrivain, philosophe ? Entrez dans Nuit blanche : vous y êtes ! »
Le Bouleversement du monde
L’après-7 Octobre
Gilles Kepel
Éditions Plon
L’effet de souffle de la razzia pogromiste perpétrée par le Hamas le 7 octobre 2023, puis de l’hécatombe des Palestiniens à Gaza, a bouleversé l’ordre du monde instauré après la Seconde Guerre mondiale. Après avoir proposé une analyse approfondie des logiques politico-religieuses qui déchaînent ces passions meurtrières, l’auteur d’Holocaustes livre ici une mise en perspective du basculement qui en résulte.
Chamboulement géopolitique d’abord, avec l’émergence d’un « Sud Global » autoproclamé qui révoque l’hégémonie du « Nord ». Séisme moral ensuite, quand le terme de « génocide », historiquement lié à la création de l’État d’Israël, est subverti jusqu’au sommet des instances de l’ONU. Fracture sociétale enfin, dans les démocraties du « Nord » taraudées par une polarisation identitaire inédite, entre wokisme d’extrême gauche et populisme d’extrême droite.
Du blocage des campus à l’irruption des causes palestinienne et israélienne dans les élections majeures d’Europe et d’Amérique, Gilles Kepel revient sur les lignes de faille que le 7 Octobre approfondit dans notre actualité et notre devenir.
Une histoire raisonnée du temps présent, nourrie par la profondeur de champ d’un spécialiste reconnu de l’islamisme politique et de ses conséquences planétaires.
L’enfant d’Izieu
Par Samuel Pintel
Quai Voltaire
Le destin bouleversant d’un enfant rescapé de la maison d’Izieu
« Ne viens pas avec moi, je ne suis plus ta mère, va avec cette femme ! » C’est ainsi que Tauba, jeune juive en fuite dans la France de 1943, sauve son enfant de la déportation dans le camp de Bergen-Belsen.
Pétrifié, Samuel, alors âgé de six ans, suit l’inconnue et arrive, quelques jours plus tard, dans un centre d’entraide à Chambéry. Désespéré, complètement perdu, il est ensuite pris en charge par un homme qui le fait monter aux côtés d’un autre enfant dans une carriole accrochée derrière un vélo.
Kilomètre après kilomètre, cet étrange équipage fend en silence le matin glacial, grimpe un col escarpé et, au cours de l’après-midi, parvient à la maison d’Izieu où Samuel, comme 44 autres enfants juifs persécutés, trouve refuge auprès de Sabine et Miron Zlatin.
L’hiver est rude en ce mois de novembre 1943, et les jeunes pensionnaires traversent des jours difficiles. Pourtant, ils vont à l’école, fêtent Noël, écrivent des lettres à leurs parents pour ceux qui leso nt encore, dessinent et essayent tant bien que mal de vivre leur vie d’enfant.
Mais le répit sera de courte durée : le 6 avril 1944, des hommes de la Gestapo mandatés par Klaus Barbie débarquent et raflent les petits. Tous seront déportés et gazés. Tous, sauf Samuel, que des voisins parisiens qui le connaissaient sont venus chercher à peine quelques semaines plus tôt.
Miraculeusement rescapé, Samuel Pintel se fait une promesse : il n’oubliera jamais ces enfants assassinés. Il parlera d’eux. Son récit bouleversant raconte le quotidien d’un enfant juif pendant la guerre et perpétue le souvenir de cette maison d’Izieu, à jamais lieu de mémoire et symbole de la barbarie nazie.
Tarentule
Eduardo Halfon
Quai Voltaire
En 1984, deux jeunes frères exilés aux États-Unis retournent au Guatemala, au cœur de la forêt de l’Altiplano, participer à un camp de survie pour enfants juifs où les envoient leurs parents afin qu’ils n’oublient pas leurs racines. Mais un matin, les enfants, réveillés par des cris, découvrent que le camp s’est transformé en une chose bien plus sombre.
Les raisons et les ramifications de cet épisode de l’enfance du narrateur ne commenceront à s’éclaircir que des années plus tard au fil de rencontres fortuites – à Paris avec une lectrice de Salinger devenue avocate, ou à Berlin avec un ancien instructeur en chef du camp, aux yeux d’un bleu changeant, qui se promenait avec un serpent dans la poche et une énorme tarentule sur le bras.
Entrelaçant passé et présent, réalité et fiction, Eduardo Halfon tisse un récit foisonnant de symboles pour toucher du doigt les fondements de son identité : le cadre strict et rigoureux de la religion juive et le giron enveloppant et maternel du Guatemala.
La seconde guerre d’indépendance d’Israël :
7 octobre 2023. Effroi et résilience
Richard Darmon
Éditions Les Provinciales
Il est difficile de replonger dans l’un ou l’autre des innombrables moments de cette guerre qu’Israël a dû livrer depuis un an. Un long chemin a été parcouru depuis la stupeur et l’horreur du 7 octobre, quand les Israéliens se réveillèrent avec les sirènes de la guerre, les cris, l’odeur de brûlé et les coups de feu. Familiers d’une tension régionale qui n’aura guère faibli depuis un siècle et d’un sentiment intérieur de mobilisation, Israël paraissait s’installer néanmoins dans la routine étrange des démocraties. Israël a repris le chemin de sa guerre existentielle, une guerre qui dure depuis Moïse et Josué. De ce livre émane pourtant une étonnante sérénité. La guerre n’est pas le pire des maux: le pire était de ne pas pouvoir se défendre et finir à Auschwitz. Mais des jeunes gens ont survécu, ils sont revenus, ils ont repris les armes, car Israël avait juré de ne pas oublier la leçon de Massada et du ghetto de Varsovie, et il faut dire qu’il ne l’a pas oubliée.
Le devoir d’espérance
Faire face à la crise spirituelle
Yann Boissière
Éditions desclée de Brouwer
La crise spirituelle est, selon Yann Boissière, la crise majeure de notre temps. Elle n’est pas une crise supplémentaire, elle est la matrice de toutes les autres.
Le constat est sans appel : l’individu né avec la modernité, fort de sa conscience autonome, éclate sous la pression de la révolution technologique et numérique. La mutation anthropologique qu’elle implique écartèle l’homme entre deux postures contradictoires : d’une part, la prétention à contrôler le monde de manière purement mentale ; de l’autre, l’impuissance et le désengagement face à la supériorité supposée des machines.
Si cette crise est profonde – disparition du for intérieur, incapacité à accepter la limite, projet postmoderne de tuer le temps –, elle n’a cependant pas le dernier mot. S’appuyant sur la pensée juive et les enseignements de la sagesse universelle, Yann Boissière montre que l’espérance est à notre portée pour redonner sens et souffle à nos existences bouleversées.
Samedi prochain à Auteuil
Salomon Malka
Éditions du Cerf
On l’appelait le « maître ». Il donnait un cours sur la Bible le samedi matin où se pressaient, de semaine en semaine, de génération en génération, des élèves de toutes conditions. Il disait que chaque personne est élue. Il disait que le monde est fait de visages. Il disait que les prophètes ne se souciaient pas de l’immortalité de l’âme mais de la veuve et de l’orphelin.
Le maître ? C’était Emmanuel Levinas.
Pour la première fois, Salomon Malka raconte la joie de commenter le commentaire, simple et profonde, du grand philosophe de l’altérité. Il nous le révèle ici dans son intimité et sa proximité. Il nous communique, vivantes, sa présence et sa parole. Tous ceux qui se sont salués un jour en disant « Samedi prochain à Auteuil » se reconnaissent entre eux tels des initiés. Entrez à votre tour dans cette confrérie, ouvrez grand vos yeux, vos oreilles. Et laissez le maître vous communiquer la flamme de la foi et l’amour de la connaissance.
Joann Sfar
Nous vivrons
Enquête sur l’avenir des Juifs
Éditions Les Arènes
Un roman graphique puissant et intime.
Après le 7 octobre 2023, des millions de Juifs se sont réveillés avec une cible sur la tête. Même les plus éloignés de la tradition ou d’Israël ont été rattrapés par l’onde de choc. Le traumatisme des pogroms millénaires et de l’extermination des Juifs d’Europe a refait surface. Que faire ? Effacer son nom sur la boîte aux lettres ? Avoir peur pour les enfants ? Où aller si « cela » recommence ?
Dans ce livre fondateur, Joann Sfar mène l’enquête. Il discute avec ses amis, convoque son père et son grand-père, cherche des réponses dans les livres et dans l’humour. Il se rend en Israël à la rencontre des Juifs et des Arabes, avec toujours la même question, obsédante : quel avenir pour les Juifs ?
Serge Klarsfeld
On pensait qu’il allait revenir
Flammarion / INA
Éditions Flammarion
« Je me rappelle qu’il a embrassé la main de ma mère. Il a simplement ouvert la porte de la cachette. Et il est parti. Mais on n’était pas inquiets ! Pas particulièrement. Ma mère est même allée faire des démarches, essayer de lui trouver un certificat de baptême, écrire au consulat roumain, à Vichy. On pensait qu’il allait revenir, tout simplement, que ça serait une épreuve difficile, mais qu’il s’en sortirait. »
C’est la dernière image de son père que Serge Klarsfeld évoque avec émotion dans un témoignage inédit, enregistré en 2006 à l’initiative de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah et de l’INA. Historien et avocat, président de l’association des Fils et Filles des Déportés Juifs de France, Serge Klarsfeld, né en 1935 en Roumanie, a échappé aux forces de l’ordre allemandes avec sa mère et sa sœur, alors que toute la famille était réfugiée à Nice. Son père Arno, arrêté par la Gestapo, n’est pas revenu d’Auschwitz.
La Plus Précieuse des marchandises
Un conte
Jean-Claude Grumberg
Illustré par : Michel Hazanavicius
Éditions du Seuil
« Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.
Non non non non, rassurez-vous, ce n’est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons…
Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s’abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.
La guerre mondiale, oui oui oui oui oui. »
Le petit livre des paradoxes et des illusions / Autour du Golem
Alain Kleinmann
Éditions Hermann
Reprenant de nombreuses légendes et mythes, notamment celui du Golem, Alain Kleinmann interroge avec humour toutes nos certitudes, qui sont bien souvent autant d’obstacles pour atteindre la sagesse. En découle un parcours ludique aux confins de la raison humaine, là où précisément elle voisine avec les incohérences logiques, ce qui donne un texte-image plein d’humour et de poésie.
Rire
Philippe Val
Éditions de l’Observatoire
Pourquoi le monde est-il devenu si sérieux ?
« Le rire n’est pas un animal domestique qui vient quand on l’appelle. Il faut de longues heures d’observation, de patience, d’attente et d’approche stratégique pour avoir la chance d’apercevoir sa beauté fuyante, et pour s’émerveiller devant sa puissance et sa grâce.
À l’exemple de certains dessinateurs qui, avec quelques traits, suggèrent une merveilleuse totalité, j’ai réuni dans ces pages quelques traits du rire dont j’ai improvisé l’agencement, parfois au terme de très longues et méticuleuses réflexions. J’en ai tiré quelques profits que je tiens à partager avec toi, lecteur. Ce partage, c’est la raison d’être de mon livre. Je crois y avoir mis assez de soin pour qu’après l’avoir refermé, il te donne la curiosité de continuer, avec ton expérience personnelle, à faire apparaître le rire dans la jungle de tes tourments. Le jeu n’est pas sans risques, mais non sans bénéfices : à l’existence souillée par la tristesse, le remords, la peur, le ressentiment, la culpabilité, la crédulité, la honte, seul le grand souffle du rire redonne l’éclat éblouissant de l’éternelle nouveauté. »
Reportages de guerre 1944-1945
Lee Miller
Éditions Bartillat
En 1944 et 1945, Lee Miller a bravé tous les dangers pour participer à la libération de l’Europe. Alors qu’elle résidait aux côtés de Roland Penrose en Angleterre lorsque la guerre éclata, elle s’engagea dans l’armée américaine afin de saisir l’expérience extraordinaire qui régnait sur le front. En tenue kaki, proche des soldats de tous rangs, équipée de sa machine à écrire et de son appareil photo, elle participa à toutes les campagnes de libération en France et en Allemagne. Les reportages qu’elle composa à cette époque pour le célèbre magazine Vogue mêlent à la fois urgence et rigueur dans l’observation, implication et distance, tout en conservant un ton d’indépendance.
La présente édition est complétée de photos prises par Lee Miller elle-même durant les opérations. Autant dire qu’il s’agit du témoignage exceptionnel d’une femme en prise avec l’Histoire : le siège de Saint-Malo, la campagne d’Alsace, la découverte d’un camp comme Dachau, la chute de Berchtesgaden. Si le tableau est noir, il y a cependant quelques signes d’espoir comme cette allégresse de la Libération et la joie de retrouver des amis : Colette, Picasso, Cocteau, Éluard ou Aragon.
Ce livre étonnant de récits écrits à chaud et de photos historiques rend hommage à l’immense artiste du XXe siècle que fut Lee Miller.
Tenir tête
Paul Audi
Éditions Stock
Choqués par le pogrom perpétré par le Hamas dans le sud d’Israël le 7 octobre 2023, et désemparés devant la riposte de l’armée israélienne à Gaza, deux amis français s’échangent des lettres dans lesquelles ils s’inquiètent de la recrudescence des actes et des discours antisémites partout dans le monde.
En tentant de faire passer leurs émotions par le tamis de la réflexion, ils témoignent des effets que le conflit israélopalestinien a pu avoir sur des consciences non-partisanes et non-belliqueuses, qui souhaitent que la justice prévale, que les destructions de vies et de villes cessent, et que le calme revienne sur le terrain autant que dans les esprits.
Assumant la part de fiction que comporte son livre, Paul Audi fait le pari de se glisser dans la peau de ces deux témoins du présent qui n’auraient jamais imaginé que la passion antijuive reviendrait avec tant de force et de présence. Il remonte à la racine d’un mal ancien, jamais disparu, en particulier dans ce Moyen-Orient où les tensions identitaires sont les plus fortes.
Ma vie avec Edmond Fleg
Haïm Korsia
Collection Ma vie avec
Éditions Gallimard
Edmond Fleg, écrivain et philosophe, né à Genève en 1874, avait emprunté une tout autre voie que celle de la foi jusqu’à ce que l’affaire Dreyfus le persuade du sens qu’il donnerait désormais à sa vie: l’exemple d’un homme pleinement juif et français.
Haïm Korsia a été marqué tôt par la lecture d’Edmond Fleg. Il a reconnu dans l’engagement de son aîné un chemin fait de cette conviction que le judaïsme et la République partagent le même socle de pensée. Il suit ici l’itinéraire d’un homme qui s’est enrôlé dans la Légion étrangère pendant la Première Guerre mondiale et a été décoré de la Croix de guerre, et qui obtient bientôt la naturalisation française avant de publier son grand œuvre en 1927. Pourquoi je suis Juif est un appel au retour à l’étude de la pensée juive, qu’il ne va plus cesser d’approfondir de livre en livre. Il traduira également une partie de la Bible en français.
Edmond Fleg a vécu à Paris, quai aux Fleurs, où Haïm Korsia est retourné et où une fois encore leurs destins se sont croisés.
Hamas
Plongée au cœur du groupe terroriste
Mohamed Sifaoui
Éditions du Rocher
Cet ouvrage est une plongée inédite dans les moindres recoins du Hamas. Comment cette organisation a-t-elle réussi à faire main basse sur la « cause palestinienne » ? Quels sont ses desseins à l’échelle régionale, mais aussi mondiale ? Quelles sont les conséquences des attentats du 7 octobre 2023, à la fois pour ce groupe islamiste et pour la région ?
Autant de questions auxquelles ce livre tente de répondre, afin de proposer une lecture lucide de l’avenir des Israéliens et des Palestiniens, et plus particulièrement des habitants de Gaza. Il n’est, quoi qu’il en soit, pas possible d’envisager un hypothétique « processus de paix » sans connaître cet acteur majeur qu’est le Hamas. Et il serait imprudent d’oublier son impact sur la politique intérieure des pays occidentaux, notamment en France. Tout comme il faut comprendre ses répercussions à la fois sur les Juifs de la diaspora et sur ceux qui sont attachés, de bonne foi, à la cause palestinienne.
La Carlingue
La Gestapo française du 93, rue Lauriston
David ALLIOT
Éditions Tallandier
De 1940 à 1944, une bande de malfrats, dirigée par Henri Lafont et Pierre Bonny – un petit escroc allié à un flic ripou – s’est mise au service de l’occupant allemand en semant la terreur et le chaos dans la capitale française. Protégée par les nazis, cette organisation criminelle est entrée dans l’histoire sous le nom de la Gestapo française de la rue Lauriston, surnommée la Carlingue.
De loin la plus puissante, la plus crainte et la plus haïe des Gestapos françaises, elle était également la mieux organisée. Vol, pillage, assassinats, trafics, escroqueries en tous genres, rien n’échappe à la rapacité de ces bandits qui peuvent voler, tuer ou torturer à visage découvert, sans crainte d’être inquiétés par une police impuissante. Supplétifs des forces d’occupation, les hommes de la Carlingue participent également aux actions de contre-parachutage ainsi qu’à l’infiltration de réseaux de résistance, dont celui de « Défense de la France », de Geneviève de Gaulle, qui paiera un lourd tribut. Mais loin de se limiter à Paris, Henri Lafont lève une petite milice qui, au printemps 1944, ravage la Dordogne et la Corrèze, sous prétexte d’aider les Allemands à lutter contre les « terroristes » du maquis.
Objet de fantasmes et de rumeurs les plus folles, l’histoire de la Carlingue reste nimbée de mystère. Sur la base de témoignages et de nombreuses archives, dont la plupart sont inédites, David Alliot retrace les agissements de cette bande meurtrière, tristement passée à la postérité dans les annales du crime.
Au cœur du 7 octobre
Témoignages
Éditions Delcourt
Terrorisme / Résistance
D’une confusion lexicale à l’époque des sociétés de masse
Gérard Rabinovitch
Éditions Le bord de l’eau
Les termes « terrorisme » et « résistance » sont entrés dans la sémantique politique moderne sous la Révolution française : « résistance » à la tyrannie, « terrorisme » des années Robespierre. Deux modalités combattantes qui, dans leur fondement, sont antinomiques.
En s’appuyant sur les Résistance(s) durant la Seconde Guerre mondiale, en recourant aux sciences sociales, ce livre s’efforce de dégager, du point de vue de la philosophie politique et de l’interrogation éthique, ce que peut signifier « résistance » comme esprit en valeur absolue.
Albert Camus, dans L’Homme révolté, notait que « mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur de ce monde. » Car là où la résistance dessine une « société éthique », fut-elle exceptionnelle et transitoire, le « terrorisme », lui, porte la haine, la volonté de toute-puissance qui mène à la destruction, la mort pour la mort. On ne s’étonnera donc pas de la porosité entre groupes terroristes et « crime organisé ».
La confusion entre « résistance » et « terrorisme » n’a donc pas pour conséquence un défaut cognitif, elle participe d’une « carence éthique » qui entame l’humain dans l’Homme.
L’ombre pâle
David Naïm
Éditions Grasset
Simon n’a jamais entretenu de relations très intimes avec son père. Pourtant, au moment du décès de ce dernier, Simon doit bien s’occuper des obsèques.
Chez les Juifs, la tradition veut que l’homme soit enterré enveloppé dans son talith, son châle de prière. Simon part donc à la recherche de la précieuse housse qui contient le talit de son père. Il la retrouve et, quand il l’ouvre, il découvre deux taliths intimement emmêlés par leurs franges.
Le deuxième talith semble appartenir au grand-père mystérieusement disparu il y a fort longtemps. Mais si les taliths sont emmêlés, le deuil ne peut pas se faire. Une seule solution : faire retrouver au grand-père sa place dans la mémoire familiale.
Se noue alors un échange intime entre Simon et le fantôme de son père.
Mesopotamia
Olivier Guez
Éditions Grasset
Aventurière, archéologue, espionne, parlant l’arabe et le persan, elle fut la première femme puissante de l’Empire britannique, mais aussi une héroïne tragique. Idéaliste comme son ami et frère d’âme Lawrence d’Arabie. Impérialiste et courageuse comme le jeune Winston Churchill. Enfant aimée et incomprise d’une riche famille victorienne. Amoureuse éperdue. Et une énigme pour nous : celle des femmes que l’Histoire a effacées.
Olivier Guez lui rend sa gloire et nous offre une épopée flamboyante : de la découverte de gigantesques gisements pétroliers aux jeux de pouvoir cruels entre Britanniques, Français et Allemands, des négociations sous les tentes bédouines aux sables de Bagdad où se perdent nos rêves.
Le roman de Gertrude Bell dessine la vaste fresque de la première mondialisation, quand le plus grand empire de tous les temps s’approprie une contrée mythique et maudite, terre d’Abraham, du déluge et de Babel, tombeau d’Alexandre le Grand : la Mésopotamie.
La taille de nos seins
Agnès Jaoui, Cécile Partouche
Éditions Grasset
Pour la première fois, Agnès Jaoui prend la plume et raconte : l’amitié, d’abord, indéfectible mais aussi faite de rivalités, d’étonnements, de trahisons. L’apprentissage de son genre, joyeux ou angoissant, empreint de doutes et d’injonctions parfois douloureuses. Et les humiliations scolaires, les codes sociaux, le mépris de classe, tout ce qui a forgé sa personnalité convaincue et déterminée. Tendre, cocasse, absolument personnel, l’ouvrage prend vie avec les illustrations de Cécile Partouche, pleines d’esprit et de sensibilité.Mon âme vagabonde
Chroniques de Tel-Aviv
Tohar Sherman-Friedman
Éditions Delcourt
Le livre s’ouvre sur une discussion avec le meilleur ami de Tohar, qui va peu à peu se transformer en monologue dans lequel l’autrice abordera de nombreuses questions existentielles et générationnelles. Elle partagera ses peurs et ses pensées les plus intimes. Véritable voix pour sa génération, Tohar trouve les mots justes pour décrire ce que l’on peut ressentir avec la sincérité qui la caractérise.

Quand la nuit tombe – Lisou
Marion Achard – Toni Galmès
Éditions Delcourt
En septembre 1943, pour tenter d’échapper aux nazis, la famille de Lisou est obligée de se cacher dans un chalet, à douze kilomètres de Grenoble. En février 44, le destin la rattrape. Grâce au sacrifice de sa grande soeur, Mylaine, Lisou échappera à la rafle et pourra prévenir ses parents miraculeusement absents ce jour-là. Lisou vivra cachée jusqu’à la fin du conflit. Ce livre est son histoire.
En savoir plus : ICI
Pour les générations futures
Simone Veil
Éditions Albin Michel
En avril 2005, deux ans avant la parution d’Une vie, Simone Veil prononce une conférence devant les élèves de la rue d’Ulm. Inédit à ce jour, le texte qui en est issu constitue une véritable adresse à la jeunesse.
Elle y évoque sa déportation et celle de sa famille, mais aussi les thèmes et les préoccupations qui lui sont les plus chers : la mémoire de la Shoah et sa transmission aux nouvelles générations, le sort des enfants cachés, la réconciliation et l’unité européenne, le rôle de la fiction et de la jeunesse pour ne jamais oublier les tragédies du passé. Un document et un témoignage exceptionnels.
Préface de Dan Arbib, maître de conférences en philosophie à Sorbonne Université.
Il fallait bien les aider
Quand des Justes sauvaient des Juifs en France
François-Guillaume Lorrain
Éditions IN PRESS
Le 6 décembre 1942, Jeanne Acgouau et Jean-Baptiste Rogalle aident une dizaine de Juifs à fuir la France en traversant les Pyrénées. La même année, Lucienne Daniel cache son futur époux et toute sa famille dans une blanchisserie parisienne. Quant à Odette Blanchet, elle n’a pas 18 ans lorsqu’elle décide de quitter sa ville de Tours pour protéger une mère et ses enfants…Que sont devenus ces héros de l’ombre qui, au péril de leur vie, ont secouru des Juifs pendant la période de l’Occupation ?
Afin de reconstituer les multiples chaînes de solidarités qui se sont nouées discrètement en France à cette époque, François-Guillaume Lorrain est parti, grâce à l’aide du Comité français pour Yad Vashem, à la rencontre des derniers Justes vivants. Il est aussi retourné dans les lieux de sauvetage, retrouvant des descendants de Justes ou de Juifs sauvés qui s’étaient engagés dans de longues démarches mémorielles. Car, très souvent, il a fallu plus d’une génération pour que les souvenirs rejaillissent et que ces sauveurs invisibles soient reconnus comme Justes parmi les Nations.
Par cette enquête intime et incarnée au cœur d’un chapitre trop méconnu de la Seconde Guerre mondiale, François-Guillaume Lorrain met en scène une quinzaine d’histoires emplies d’humilité, qui marquent par leur pudeur et redonnent espoir en l’humanité.
FONDAMENTALISME et HUMANISME dans le JUDAÏSME
Rivon Krygier
Éditions IN PRESS
Le peuple juif vit un moment crucial de son histoire. Tiraillé entre sécularisation et retour du religieux, il se trouve à la croisée des chemins. Peut-on concilier droit de la Tora et État de droit ? L’ouvrage montre comment, en amont, deux tendances antagonistes, fondamentalisme et humanisme, traversent la tradition juive et le droit rabbinique.
L’auteur revisite les poncifs qui tendent à enfermer le judaïsme dans un dogmatisme immuable pour révéler des perspectives insoupçonnées de modernité. La Tora exige-t-elle vraiment une obéissance inconditionnelle ? Les préceptes de la Loi sont-ils aussi immuables qu’on le prétend ? Que dire des règles bibliques et talmudiques du patriarcat et de l’esclavage, des punitions corporelles et capitales qui n’ont plus cours ? Doit-on les restaurer un jour ou faut-il les contextualiser ? Le judaïsme peut-il intégrer plus d’égalité entre les hommes et entre les sexes sans se dédire ? Peut-il envisager l’irréligion et les altérités non comme un déni mais comme un défi ?
Un sujet à la fois politique et spirituel, d’une actualité brûlante qui, par-delà l’avenir du judaïsme, interroge celui de la civilisation.
Le commis
Bernard Malamud
Adam Thirlwell (Préfacier)
Hélène Cohen (Traducteur)
Éditions Rivage
« L’Amérique dont il attendait tant ne lui avait rien donné. » Pour Morris Bober, la vie se résume à sa boutique. Épicier à Brooklyn, il se lève à l’aube et ne rentre chez lui qu’à la nuit tombée. Très jeune, il a fui la Russie : à presque soixante ans, que reste-t-il de ses grandes espérances ? Le monde change ; il n’est plus certain de le comprendre. Un soir, Morris subit un braquage et en ressort profondément atteint. La malchance semble le laisser en paix lorsque Frank, un Italien, lui propose son aide.
Fable bouleversante parue en 1957, le deuxième roman de Malamud est, selon le magazine Time, un des « 100 livres du xxe siècle ». Vendu à des millions d’exemplaires, ce chef-d’œuvre a inspiré plusieurs générations d’écrivains. Car Malamud y réussit un tour de force : faire d’une épicerie de quartier un lieu de dramaturgie intense, où l’on s’interroge sur le destin, l’identité juive et la rédemption.
Fils d’immigrés russes né aux États-Unis, Bernard Malamud (1914-1986) est l’un des maîtres du roman américain, lauréat du Prix Pulitzer et du National Book Award. Depuis 2015, les Éditions Rivages ont entrepris avec succès de rééditer son oeuvre. Outre «Le Commis», ont
paru« Le Meilleur» et «L’Homme de Kiev».
L’ARMÉE JUIVE – UNE RÉSISTANCE FRANÇAISE – CES COMBATTANTS AU SERVICE DE LA
LIBÉRATION
Maurice Lugassy
Éditions Privat
Après la défaite de la France devant l’armée nazie, une poignée de personnes se prépare à la Résistance. Parmi celles-ci, David Knout, Ariane Scriabine-Fixman, Génia et Abraham Polonski décident de créer un groupe de résistance spécifiquement juif et sioniste. Depuis Toulouse, ils organisent des évasions des camps d’internement, puis l’enseignement du judaïsme et d’une nouvelle éthique juive, basée sur le combat. Parallèlement à ces activités, l’Armée juive se prépare à la guerre, avec la fabrication de faux papiers, le trafic d’armes ou encore la création des corps francs (groupes de guérilla armée) avec Alfred Nakache, à Lyon, Nice, Paris, Grenoble, Limoges et Toulouse.
L’Armée juive, depuis la cité occitane, devient l’une des plus puissantes organisations de la Résistance en France, en unifiant les actions des autres organisations juives. Une organisation juive qui a fait de Toulouse la « capitale de la Résistance juive », base stratégique d’une résistance française.
Réflexions sur la croyance
À propos d’une traduction commentée d’un texte du Rav Kook
Dr Ariel Toledano
L’idée de Dieu est sous-jacente à celle de la croyance. Elle s’illustre souvent à travers cette simple question : « Êtes-vous croyant ? » sous-entendue : « Croyez-vous en Dieu ? ». Qu’entendons-nous par la croyance ou par la terminologie de Dieu ? Quelle distinction y a-t-il entre croyance et foi ?
Les réflexions présentées ici sont centrées sur une traduction commentée d’un texte du Rav Abraham Isaac Hacohen Kook (1865-1935), un des plus grands penseurs contemporains du judaïsme dont peu d’ouvrages ont été traduits en langue française. Il est considéré comme l’un des rares maillons de la chaîne de la tradition kabbaliste du xxe siècle.
Ce texte est extrait de son livre Orot (Lumières). Il nous invite à redonner un sens authentique à la croyance, que l’on désigne en hébreu par émouna, en lui retirant les diverses influences culturelles et religieuses que les exils successifs du peuple juif ont pu lui attribuer. Un texte puissant aux accents poétiques qui nourrit l’univers de la pensée et de la réflexion philosophique.
Jeunesse de la République
Jean Zay
Bouquins La Collection
Pour le 120e anniversaire de la naissance et le 80e anniversaire de sa mort, ce volume réunit l’œuvre de Jean Zay, ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts du Front populaire, assassiné par la milice en juin 1944, entré au Panthéon en mai 2015.
Pour la première fois, ce volume donne à lire et à découvrir toute la richesse des écrits de Jean Zay : journaux d’écolier de la Grande Guerre, chroniques littéraires, éditoriaux du député, discours du ministre, journal de guerre, romans et contes inédits. Il restitue aussi les deux textes de Jean Zay publiés par les collaborationnistes pour ruiner son honneur, en les replaçant dans leur contexte.
La cohérence et la continuité de son œuvre, précoce et trop tôt interrompue, montrent combien Jean Zay incarne la jeunesse de la République : celle de son temps, où les démocraties sont fragiles face aux guerres totales, celle de notre temps, où la République se cherche face aux populismes et devrait trouver dans ces pages de quoi se réinventer.
Romain Gary
La Bonne Moitié
Comédie dramatique en deux actes
Folio Théatre
Toute sa vie, Romain Gary s’est rêvé en homme de théâtre. Inspirée en partie de son roman Le Grand Vestiaire (1949), remaniée durant une trentaine d’années, La Bonne Moitié (1979) est pourtant l’une des deux seules pièces publiées de son vivant.
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, quatre adolescents orphelins ont été recueillis par un vieil homme engagé dans la Résistance. Mais quand ces derniers découvrent que leur protecteur est aussi un traître ayant collaboré avec la Gestapo, ils se trouvent confrontés à un dilemme : doivent-ils dénoncer le vieil homme ou l’aider à s’enfuir ? Puisqu’il a œuvré en partie pour la Résistance, sa « bonne moitié » peut-elle suffire à l’exonérer de la « mauvaise » ?
Face à ses juges improvisés, l’accusé n’est pas seulement un individu appelé à rendre compte d’actes personnels, il est aussi le représentant de l’humanité tout entière, avec ce qu’elle comporte de foncièrement mauvais et d’inhumain.
Quand Jésus parle à Israël
Un rabbin lit les Évangiles
Philippe HADDAD
Editeur : DERVY
Dans cet ouvrage il propose de méditer les paroles, les enseignements et les gestes de Jésus dans la cohérence du judaïsme de l’époque du deuxième Temple de Jérusalem. Cette lecture permet de mettre en évidence des points de convergence entre Jésus et certains enseignements des Rabbis du Talmud, mais tout autant de souligner l’originalité de l’enseignement de Jésus, par rapport à ses contemporains.
Le regard bienveillant de l’auteur porté sur la vie et les leçons de Jésus s’inscrit dans la recherche d’un dialogue fraternel entre juifs et chrétiens depuis le concile Vatican II.
Ce livre ajoutera une pierre à l’édifice de cette paix espérée entre toutes les religions.
Prière aux vivants pour leur pardonner d’être vivants
et autres poèmes
Charlotte Delbo
Les éditions de Minuit
De son retour des camps à sa disparition en 1985, Charlotte Delbo ne cesse d’écrire des poèmes, qu’elle compile dans des cahiers et insère dans la plupart de ses livres.
Ce volume rassemble pour la première fois ses poèmes complets, suivis de dix inédits et un entretien.
« Les poètes voient au-delà des choses. » écrit-elle dans Mesure de nos jours.
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Contre la barbarie
Klaus Mann
Libretto
De Klaus Mann, on connaît surtout le roman Méphisto et l’autobiographie Le Tournant, qui finirent par éclipser son incessante activité politique. Pourtant, le jeune homme aux allures de dandy fut l’un des plus farouches opposants à Hitler. De 1925 à 1948, en Allemagne puis en exil, il multiplia articles, essais, conférences et discours. Celui qui très tôt eut le sentiment d’appartenir à une génération sacrifiée, née et élevée sur des ruines, fut l’un des premiers intellectuels à dénoncer le totalitarisme nazi.
TU LEUR DIRAS QUE…
YVES DURAND
Nouvelles Sources
L’HISTOIRE VRAIE DU SAUVETAGE DE ONZE ENFANTS JUIFS EN 1943-1944
À l’automne 1943, onze adolescents juifs se retrouvent scolarisés au collège moderne et technique de Castres (Tarn). Sans s’être forcément connus auparavant, ils vont y vivre toute l’année scolaire 1943-1944. Quelques mois ou quelques semaines plus tôt, leurs parents et leurs proches ont été arrêtés, parfois devant eux, à Paris, en Savoie ou ailleurs : ils ont été déportés et ne reviendront pas – ces jeunes juifs n’en prendront conscience qu’à la fin de la guerre.
Les jeunes accueillis incognito passent pour des réfugiés alsaciens. Le directeur du collège les a inscrits sous de fausses identités. Mis dans la confidence, son adjoint accueille ces collégiens pas comme les autres, il hébergera même l’un d’entre eux dans la maison familiale pendant cinq mois.
Un demi-siècle plus tard, François Houpe et Edmond Durand se verront attribuer, à titre posthume pour le premier, la Médaille des Justes parmi les Nations, la plus haute distinction décernée par l’État d’Israël.
D’où venaient ces adolescents, quel sort avait été réservé à leurs parents, pourquoi et comment les deux enseignants se sont-ils impliqués dans le sauvetage des garçons et que sont devenus ces derniers après la Libération ?
S’appuyant sur des documents d’époque, sur d’innombrables témoignages et sur les souvenirs des intéressés. Yves Durand suit l’itinéraire de quatre de ces adolescents. L’un des héros de ce récit, Edmond Durand, était le père de l’auteur.
Le cinéma était leur pays
Serge Siritzky
Vérone Éditions
C’est l’histoire réelle d’une famille juive, les Siritzky, qui, trois fois de suite, pour sauver leur vie, ont dû fuir le pays dans lequel ils étaient établis pour se réfugier dans un pays dont ils ne parlaient même pas la langue.
À chaque fois ils y ont réussi dans le cinéma, en révolutionnant le métier. La quatrième fois, à la Libération, ils sont revenus en France pour récupérer leur bien tombé aux mains des nazis. Mais accusé de collaboration avec les nazis, le chef de famille a été condamné à la prison et spolié. Néanmoins, repartant de zéro en France, ses fils ont de nouveau réussi. 68 ans plus tard, ses petits-enfants viennent de découvrir les preuves que cette spoliation était le fruit d’un sidérant complot.
Ce passionnant récit est aussi une approche toute nouvelle de l’histoire du cinéma mondial sur trois continents.
Les Protocoles des Sages de Sion des origines à nos jours
Pierre-André Taguieff
Éditions Hermann
Le document connu sous le titre Protocoles des Sages de Sion est publié en Russie pour la première fois durant l’été 1903, dans une version abrégée où il est présenté comme le « Programme de la conquête du monde par les Juifs ». Pierre-André Taguieff retrace ici l’histoire du faux politico-littéraire le plus célèbre de l’histoire occidentale qui a été aussi le plus diffusé des faux antijuifs depuis le début du XXe siècle. En se fondant sur de nombreux documents, il analyse les raisons de son extraordinaire succès malgré les multiples – et formels – démentis publiés quasiment dès sa parution.
Le Bouquin de l’humour juif
Jonathan Hayoun, Judith Cohen Solal
Collection : Bouquins La Collection
Le florilège le plus complet et le plus récent de l’humour juif de l’Antiquité jusqu’à nos jours. On y trouvera mots d’esprit, histoires drôles, analyses, notices biographiques, textes littéraires, sketchs, stand-up et autres répliques de films et séries des différents pays où l’humour juif prend racine et s’épanouit. « Si tu as mal, ris ! » dit un dicton yiddish. L’humour juif est un antidote, un message de vie et de résistance. Un trait d’esprit, un rien d’autodérision peuvent transformer la plus lourde obscurité en une souriante légèreté. Ce volume rassemble plus de 5 000 histoires drôles. Les maîtres de l’humour juif d’hier et d’aujourd’hui – Sholem Aleikhem, Woody Allen, les Marx Brothers, Philip Roth, Lenny Bruce, Jerry Seinfeld, Ephraim Kishon, Pierre Dac, Gad Elmaleh et bien d’autres – font vibrer cette anthologie de leur talent et de leur génie.
7 octobre
Lee YARON
Grasset
Le 7 octobre 2023, le Hamas lance une attaque sans précédent contre Israël. Des civils sont massacrés, torturés, violés, brûlés ou enlevés, lors de cette journée la plus meurtrière pour le peuple juif depuis la Seconde Guerre mondiale.Afin de donner un visage à ces femmes, ces hommes et ces enfants, Lee Yaron a écrit leur histoire. Du festival de musique « Tribe of Nova » au kibboutz Be’eri, d’une famille de Bédouins à un rescapé de la Shoah, d’ouvriers agricoles népalais à des réfugiés ukrainiens, la journaliste israélienne recueille chaque détail de cette tragédie pour restituer la violence inouïe qui s’est déchaînée ce jour-là.
S’appuyant sur des centaines d’entretiens, de transcriptions d’appels et de messages échangés – précédant parfois l’horreur de quelques secondes –, ce livre est la première grande enquête publiée sur cette journée noire. Suivi d’une postface de Joshua Cohen et en cours de traduction à travers le monde, 7 octobre dresse un bouleversant mémorial pour les victimes de ce massacre.
Dieu Le Fit
Par Anne Bassi
Marque-pages / Éditions du Layeur
Devenu riche et influent, un procès va pourtant faire ressurgir les fantômes du passé et deux secrets de famille qui vont bouleverser ses repères et lui faire comprendre que son destin est lié autant à son héritage familial qu’à l’Histoire.
Façonné par des événements lointains et des héros anonymes, qui Christophe est-il vraiment ? Comment retrouver ceux qui savent ? A travers sa quête d’identité, c’est tout un pan méconnu de l’Histoire de France qui se révèle.
LES TUEUSES – CES FEMMES COMPLICES DE LA CRUAUTÉ NAZIE
Minou Azoulai, Véronique Timsit
Éditions Privat
Ilse, Irma, Juana, Erna, Magda, Elisabeth, Pauline. Leur point commun : elles adhèrent au parti de la cruauté. Ce livre nous emmène sur les traces de femmes criminelles de guerre, ou criminelles elles mêmes, sous le régime nazi. Certaines d’entre elles ont tué de leurs propres mains, d’autres ont participé et veillé au bon fonctionnement de l’extermination des populations. Oui, les femmes aussi peuvent être des tueuses sadiques, des « meurtrières de bureau », sous couvert de leurs fonctions de mères idéales, infirmières zélées, surveillantessoumises, épouses parfaites…De Berlin, à Vienne, en passant par la Pologne, la Lituanie, la Biélorussie, la Hongrie, l’Ukraine et plus tard New York, leur quotidien oscille entre crimes et débauche. Elles ont prêté serment au Führer, par idéologie, pour l’appât du gain, du pouvoir, du sexe pour un meilleur quotidien, et pour certaines afin de devenir les égales des hommes.
Comme l’espérance est violente
Haïm Korsia
Éditions Flammarion
Je sais qu’il n’est pas besoin de se ressembler pour se rassembler : ce qui importe, c’est d’avoir assez en commun. C’est-à-dire en partage. C’est-à-dire aussi assez d’ambition pour désirer faire ensemble société.
Mais il n’y a pas de foi, ni de savoir, sans espoir. Ou, plus exactement, sans espérance : “Comme la vie est lente. Et comme l’espérance est violente”, disait le poète du Pont Mirabeau. Et comme il avait raison, Guillaume Apollinaire. N’est-il pas l’écho de la parole prophétique de Jérémie, qui nous assure avenir et espérance ?
La vie qui fait Histoire sous nos yeux paraît irrémédiablement lente, malgré ses sursauts, ses crises et ses à-coups. Un pays ne se réinvente qu’au long cours. Les révolutions n’apparaissent telles qu’au prisme du temps, qui racontera tout ce qui les préparait. Vienne la nuit, sonne l’heure, les jours s’en vont, nous demeurons : la France.
Ce n’est donc pas de la violence des révolutions que je voudrais vous entretenir dans ce livre, mais de la seule qui vaille la peine d’être considérée : celle de l’espérance. »
Les âmes tièdes
Le Vatican face à la Shoah
Nina Valbousquet
Éditions La découverte
L’ouverture exceptionnelle des archives du pontificat de Pie XII (1939-1958), en 2020, n’a pas mis fin aux controverses autour des silences du pape face aux atrocités nazies. Mais, au-delà des polémiques, que révèlent ces nouvelles sources ? Qu’apportent-elles à notre compréhension de la Shoah, de la Seconde Guerre mondiale et du pouvoir religieux ? Permettent-elles de saisir plus finement les profondes ambivalences du Vatican, entre charité et préjugé, face aux persécutions antijuives ?S’appuyant sur trois années de dépouillement de ces fonds considérables à Rome, Les Âmes tièdes restituent les motivations, réflexions et dilemmes des personnes impliquées dans cette histoire, leurs voix mais aussi leurs silences. Dépassant une approche classique focalisée sur le pape et sur la diplomatie, cet ouvrage éclaire les enjeux politiques, humanitaires, religieux et culturels des choix du Saint-Siège. Il resitue cette question dans la longue durée des relations entre l’Église et les Juifs, afin d’évaluer le poids d’une culture pluriséculaire d’hostilité dans les réponses du Vatican face aux persécutions antisémites, avant et pendant la guerre, mais aussi après la Shoah. Ce niveau de violence inédite contre une minorité a-t-il ébranlé le vieux substrat d’antijudaïsme chrétien ?
Le nom sur le mur
Hervé Le Tellier
Éditions Gallimard
Chaix était un résistant, un maquisard, un jeune homme à la vie brève comme il y en eut beaucoup.
Je ne savais rien de lui. J’ai posé des questions, j’ai recueilli des fragments d’une mémoire collective, j’ai un peu appris qui il était. Dans cette enquête, beaucoup m’a été donné par chance, presque par miracle, et j’ai vite su que j’aimerais raconter André Chaix. Sans doute, toutes les vies sont romanesques. Certaines plus que d’autres.
Quatre-vingts années ont passé depuis sa mort. Mais à regarder le monde tel qu’il va, je ne doute pas qu’il faille toujours parler de l’Occupation, de la collaboration et du fascisme, du rejet de l’autre jusqu’à sa destruction. Ce livre donne la parole aux idéaux pour lesquels il est mort et questionne notre nature profonde, ce désir d’appartenir à plus grand que nous, qui conduit au meilleur et au pire.
Sonderkommando. Birkenau 1944 – Thessalonique 1947. Résurgence
Marcel Nadjary
Éditions Signes et Balises
“Si l’un de nous parvenait à sortir vivant de là, il pourrait témoigner…”
Marcel Nadjary (1917-1971), juif grec originaire de Thessalonique, déporté à Auschwitz au printemps 1944, est affecté au Sonderkommando. Il écrit une lettre à des amis chers pour leur faire ses adieux et décrire la besogne effroyable qu’il effectue sous la contrainte. Puis il enfouit son manuscrit clandestin dans le sol de Birkenau. Ce document sera retrouvé trente-six ans plus tard, le 24 octobre 1980.
Ce témoignage, écrit à “l’épicentre de la catastrophe”, est pour la première fois traduit et publié en français, ainsi qu’un second manuscrit, que Marcel Nadjary rédigea en 1947 pour garder une trace de son expérience au coeur de l’enfer de Birkenau.
Des textes de Serge Klarsfeld, Nelly Nadjary, Alberto Nadjary, Fragiski Ampatzopoulou, Georges Didi-Huberman, Tal Bruttmann, Loïc Marcou et Andreas Kilian accompagnent et éclairent ces deux documents exceptionnels.
Traduit du grec par Loïc Marcou.
NOUVELLES HISTOIRES POUR DEMAIN 
Nouveaux récits sur le Rabbi de Loubavitch
Haim Nisembaum
éditions Silver
Idées reçues sur la géopolitique et la géoéconomie
Cédric TELLENNE
Éditions Le Cavalier bleu
Géopolitique et géoéconomie, de plus en plus présentes dans le débat public, souffrent de contours flous et très discutés. Ces imprécisions nourrissent bon nombre d’idées reçues quant à leur nature même et leurs objectifs, tant la géopolitique – que l’on réduit souvent aux relations internationales –, que la géoéconomie parfois considérée à tort comme la remplaçante de la géopolitique.Or, ces deux disciplines apportent, ensemble, des éléments de compréhension du monde dans un contexte de nouveau désordre international, où la conflictualité semble l’emporter durablement sur la paix, à rebours de tous les discours sur la « Fin de l’histoire ». La guerre et les nouvelles crises dépassent désormais le seul cadre militaire pour gagner l’économie, la technologie, l’information, etc., et se déploient dans un espace géographique élargi, terrestre, maritime et aérien, mais aussi spatial et cyberspatial.
Déclinant débats, puissances et conflits en 20 idées reçues parmi les plus répandues, Cédric Tellenne dresse un tableau précis, riche en exemples et citations, des enjeux géopolitiques de ce début du XXIe siècle.
Solitude d’Israël
Bernard-Henri Levy
Éditions GRASSET
Un choc dans l’âme juive ? un pogrom sans précédent depuis la Shoah ? un ébranlement de la conscience universelle ? une étape dans la guerre mondiale menée contre les démocraties ?
Quel lien avec l’invasion de l’Ukraine ?
Quel sens donner à l’alliance, autour des terroristes du Hamas, de l’Iran, de la Turquie, de la Russie impérialiste, de la Chine, de l’islamisme sunnite ?
La riposte de Tsahal fut-elle « proportionnée »?
Que voulait dire Emmanuel Levinas quand il parlait de l’« exception juive » ? Et Romain Gary et Albert Cohen quand ils annonçaient à l’auteur le retour de « la plus vieille des haines »?
La solitude d’Israël est-elle irrémédiable ?
Telles sont quelques-unes des questions posées dans cet essai de colère et de combat que nourrit un demi-siècle d’amour pour l’État des Juifs et de méditation sur son destin.
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Holocaustes
Israël, Gaza et la guerre contre l’Occident
Gilles Kepel
Éditions PLON
L’ouvrage de référence sur les massacres du 7 octobre 2023 et ses conséquences dans le mondeLa razzia qui a dévasté, le 7 octobre 2023, l’État juif où 1 140 personnes ont été massacrées, violées, mutilées a été suivie d’une hécatombe lors de l’assaut sur Gaza en représailles, dans lequel ont péri plus de 25 000 Palestiniens.
Ces holocaustes – au sens religieux originel de sacrifices de masse – incarnent la malédiction de la Terre sainte dans notre période tragique. Engrenage de violence et d’aveuglement dont les logiques remontent loin dans l’histoire des deux peuples.
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La nouvelle « causalité diabolique »
Perrine Simon-Nahum
Éditions L’observatoire
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Exorcisme
Gérald Bronner
Éditions Grasset
« On me demande souvent d’où vient mon intérêt puissant, comme sociologue, pour les croyances collectives. Cette passion prend ses racines secrètes dans mon adolescence. Pendant une dizaine d’années, j’ai été un croyant fiévreux et presque fanatique. Nous sommes dans les années 1980, j’ai quinze ans et je crois que Nancy est le centre de monde. Le plus grand événement de tous les temps s’y prépare. Autour de cette prophétie, une soixantaine de jeunes, souvent issus de milieux modestes, comme moi, vont former une horde qui scrute l’avènement de l’apocalypse. C’est cette épopée que je livre aujourd’hui, plus amusante que tragique… Aujourd’hui seulement parce qu’il m’a fallu du temps pour y revenir. Il y a des histoires que vous portez non en secret mais qui ne peuvent être racontées car elles sont encore trop vertes. Ici, l’histoire d’une radicalisation et d’un long processus de désengagement, qui ont fait de moi le rationaliste que je suis devenu. Loin de renier cette époque, je conserve pour elle une immense tendresse et la leçon essentielle que l’on peut croire à des choses folles sans être fou soi-même. Ambitieux, je caresse même l’espoir que ce récit d’initiation adolescente aidera à comprendre comment on devient un fanatique et comment on cesse de l’être – tout en continuant à aimer la vie, ses forces, ses signes et ses possibilités. Plus ambitieux peut-être encore, j’imagine que ce récit a une portée universelle : derrière l’épopée se dissimulent des questions existentielles, sociales métaphysiques, qui nous taraudent tous. »En savoir plus : ICI
Motl fils du chantre
Sholem-Aleikhem
Traduit du yiddish par Nadia Déhan-Rotschild et Evelyne Grumberg
Éditions L’Antilope
On retrouve avec le Motl de Sholem-Aleikhem ce qui aurait pu inspirer René Goscinny et son petit Nicolas, la légèreté pour raconter des événements pas forcément légers.
Ce roman est l’un des grands classiques de la littérature yiddish. Des générations de Juifs d’Europe orientale et de nombreux Juifs immigrés en Europe occidentale ou en Amérique se sont identifiés à Motl. Il s’agit d’un petit bijou d’humour et de sensibilité.
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Le chemin d’un orphelin Creusois – Les deux vies de Jean Duhamel
HELMAN Laurent
Éditions La Geste
Un premier roman qui nous fait voyager avec poésie à travers les paysages creusois, il relate une démarche et une histoire individuelle où la volonté s’oppose aux dérives de l’entreprise et de l’Histoire.
Lors de plusieurs voyages en Creuse, Jean Duhamel orphelin qui y naquit en 1943, redécouvre son enfance grâce à un contact physique avec les lieux qu’il a fréquentés et grâce aux souvenirs de ceux qui lui ont permis croissance et résilience. Ces voyages qui le ramènent à la période de la Seconde Guerre mondiale alternent avec des immersions en entreprise où Jean Duhamel entreprend un cheminement personnel malgré les conflits et les déceptions. « La Creuse est synonyme d’absence de ses parents, de douleur et de culpabilité. Le sens de ce mot demeure cependant abstrait pour Jean, il est peut-être le fruit d’un arbre de la région mais du quel est-il tombé ? »
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« Je n’ai pas oublié… »
Histoires de la Shoah par balles
Pierre-Roland Saint-Dizier (Scénario)
Éditions du Rocher
Un journaliste part en Pologne avec une vingtaine d’étudiants sur les traces des derniers témoins de la Shoah par balles. Elle a causé la mort de près de deux millions de victimes pendant la Seconde Guerre mondiale.
Lorsque la nature a repris ses droits, qu’il ne subsiste aucune trace de ce qui s’est produit et que les archives font défaut, il ne reste plus que leurs récits.
Mais, à 90 ans passés, ces femmes et ces hommes sont sur le point d’emporter avec eux ce qu’ils ont vu de ces fusillades de masse alors qu’ils n’étaient que des enfants : l’horreur d’un génocide en Europe de l’Est.
Cet album, inspiré de faits réels, raconte ce moment d’histoire peu connu et propose une réflexion plus globale sur les discriminations et le racisme aujourd’hui.
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Les Nouveaux Inquisiteurs
Nora Bussigny
Albin Michel
« Ce livre est ici pour vous montrer – vous dévoiler – l’enfer du décor ; ce que les milieux militants cachent derrière ce qu’ils pensent être un progressisme jusqu’au-boutiste et autoproclamé, mais qui n’est finalement qu’une dynamique de rejet à l’encontre de ceux qui ne marchent pas comme eux ; un fascisme ordinaire défendu par de nouveaux inquisiteurs. » Nora Bussigny
Pendant un an, sous une fausse identité, la journaliste Nora Bussigny s’est immergée au cœur des différents mouvements que l’on désigne sous le terme de « wokisme ». Groupes de paroles, actions coup de poing, formations, manifestations… elle a pénétré cet espace secret où le militantisme est mû par une force extraordinaire qui n’engage plus seulement l’intellect mais l’affect. Loin de vouloir analyser, théoriser ou expliquer, son enquête, au plus près du réel, nous donne à vivre l’expérience d’un engagement total : celui de militants à qui le doute n’est pas permis.
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Le service de D-ieu par la Joie
Esther Tsirel Hagege
Les éditions Hayénou de Esther Tsirel Hagege
La Torah nous demande de servir D-ieu dans la joie !
Ceci est loin d’être facile.
Ce livre se propose, à travers des illustrations, de donner des clés, des conseils, des propositions pour apprendre à être joyeux à travers tous les événements de notre vie.
Emouna, reconnaissance, responsabilité, choix, don, vivre dans le présent, amour du prochain, etc., autant de mots clé pour nous mettre sur le chemin du bonheur.
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Ber Kuczer
Gens de Varsovie
Traduit du yiddish par Bernard Suchecky et Katia Fater- Simbsler
Éditions Genèse
En dix-neuf tableaux, Ber Kuczer rend compte de la vitalité inouïe qui anima la Varsovie juive de l’entre-deux-guerres : dans les quartiers se croisent cochers, crieurs de journaux, vitriers, marchands ambulants, musiciens, rabbins, poètes et activistes politiques.
Entre les coulisses des théâtres, les cafés, les parcs ou le siège de l’Union des écrivains, Ber Kuczer met en scène, non sans humour et truculence, des dizaines de figures juives célèbres ou anonymes. Il nous les présente avec tant de finesse et d’empathie qu’il nous semble les avoir bien connues… autrefois… à Varsovie.
Gens de Varsovie ne fait pas l’impasse sur la dureté de l’époque pour les juifs de Pologne. Il montre combien ce monde pluriel, paradoxal et plein de vie s’est heurté à l’hostilité accrue d’une fraction grandissante de la société polonaise. Avant de basculer, avec la Seconde Guerre mondiale et l’invasion allemande, dans le khurbn, la destruction totale.
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Le Nouvel Âge de la bêtise
Pierre-André Taguieff
Éditions de l’Observatoire
Peut-on lutter efficacement contre la bêtise, si insaisissable, presque indéfinissable ? Dans notre monde où les croyances politiques tendent à remplacer les vieilles croyances religieuses, elle est inévitablement idéologisée. Prenant le plus souvent le visage d’une grande vertu morale ou civique, la bêtise d’indignation, notamment portée par les idiots utiles de l’islamo-gauchisme ou de l’académo-militantisme « woke », se pare de révolte et d’insoumission alors même qu’elle suit les mouvements de mode, plongeant avec jubilation dans les snobismes et les conformismes. Pétrie d’émotions, elle hante à l’envi tous les mots en « isme », les débats publics, les discours politiques et les émissions de variétés, faisant des réseaux sociaux l’instrument privilégié de la multiplication des crétins.
Pour Pierre-André Taguieff, il nous faut vivre avec la bêtise, mais en multipliant les cloisons étanches. La tenir à distance en la prenant comme objet d’analyse ou comme cible d’une ironie soit légère, soit méprisante. Certes, le ridicule ne tue pas et la résilience de l’imbécile est sans limite, mais à l’âge de la « bêtise idéologisée de masse », l’ironie demeure l’arme de l’intelligence. Ou comment l’on peut nuire à la bêtise sans perdre son temps avec elle.
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François ARDEVEN
Midrash pour notre temps
Nature, technique, politique
Texte établi par Édith Apelbaum
Éditions IMAGO
Le Midrash, ensemble d’histoires issues de la tradition biblique juive, fait jouer entre eux les versets et, sans contrainte apparente, hors de toute signification figée et de tout jugement, suit un chemin buissonnier d’interprétation.
S’inscrivant dans cette perspective, à la lumière des allégories, des fables et des paraboles de la Bible, François Ardeven médite sur trois axes qui sont au cœur de nos préoccupations et de nos angoisses. Tout d’abord la Nature, dont la fragilité telle qu’elle s’est révélée sous les coups récents des hommes, nourrit l’anxiété écologique. Puis la Technique, divinité moderne dont les prouesses nous menacent de plus en plus — songeons au nouveau Golem que représente l’Intelligence artificielle. Enfin, la Politique qui aujourd’hui, plus que jamais, interroge les valeurs de nos démocraties.
S’appuyant également sur la philosophie, la littérature et la psychanalyse, François Ardeven nous invite à travers ses commentaires, aussi savants qu’impertinents, à porter un regard neuf sur le monde contemporain, et nous offre ainsi un Midrash pour notre temps.
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Des Juifs trahis par leur France
Annette Becker
Gallimard
« Otto Freundlich, peintre célèbre, interné comme Allemand par la Troisième République, caché sous Vichy en zone sud, rattrapé, déporté en 1943 à Sobibor. Mon grand-oncle Pierre Ignace, “notable” raflé le 12 décembre 1941, interné à Compiègne, déporté à Auschwitz-Birkenau par le convoi n°1 du 27 mars 1942. Cinquante-quatre Juifs étrangers victimes de la dernière rafle en France, à Reillanne en mai 1944. Un livre triptyque pour dire les dernières années et les derniers jours de ces êtres dans la chasse à mort dont ils ont été les victimes. Histoires et géographies éclatées, vies si différentes, même fin, à l’issue d’arrachements multiples
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Témoigner pour les Juifs
Une parole catholique
Jacqueline CUCHE
Parole et Silence
Ce livre est né d’une nécessité : celle de transmettre un peu de ce que j’ai reçu durant tant d’années de mes amis juifs, en espérant que ceux qui le liront – les chrétiens en particulier – y trouveront quelques éclairages leur permettant de regarder avec bienveillance leurs « frères aînés » (comme le pape Jean-Paul II nomma les juifs, lors de sa fameuse visite dans la synagogue de Rome). Transmettre… Je n’oublierai jamais l’adage cité un jour par Armand Abecassis : « Autant le veau désire téter, autant la vache désire allaiter », et, comme je me plaisais souvent à le dire aux différents publics auquel il m’a été donné de m’adresser, « depuis que j’ai rencontré les juifs, je me sens de plus en plus « vache » ! …
Né de multiples rencontres ce livre a une unité profonde grâce au fil conducteur qui relie entre elles ses quatre parties et qui suit tout simplement mon cheminement personnel, né de ma rencontre du judaïsme.
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LE SURVIVANT
JOSEF LEWKOWICZ
Éditions Michel Lafon
Un document exceptionnel : l’histoire inédite d’une victime de la Shoah devenue chasseur de nazis.
Déporté à 16 ans, Josef Lewkowicz a miraculeusement survécu à six camps de concentration différents, dont Auschwitz et Birkenau. À la Libération, brisé par le massacre de sa famille, sans foyer ni perspective d’avenir, Josef décide de consacrer sa vie à la justice. Devenu chasseur de nazis, il aide l’armée américaine à traquer les commandants SS en fuite – c’est parce qu’il l’a côtoyé qu’il peut reconnaître et faire arrêter le sinistre « boucher d’Hitler », Amon Göth.
Mémoires d’un homme au destin exceptionnel et qui a voué son existence à combattre le mal, Le Survivant est le témoignage indispensable de l’un des derniers rescapés de la Shoah.
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16 ans, résistant
Robert Birenbaum
Stock
Robert Birenbaum, malgré son très jeune âge, fit partie de 1942 à 1944 (sous le pseudo de « Guy ») de ceux qui recrutaient justement les résistants FTP MOI. Triste ironie de l’Histoire, il devait intégrer ces FTP lorsque les membres de l’Affiche rouge furent pris. Son livre raconte à la première personne ses deux années incroyables au cours desquelles, avec d’autres jeunes gens, français et étrangers, juifs, communistes, parfois de simples adolescents comme lui, ils tinrent en respect collabos et nazis dans Paris et ses alentours. Lancers de tracts, vols d’armes, de machines à écrire, planques, attentats, sabotages et arrestations…
Un récit palpitant qu’il délivre enfin à 97 ans.
Raconter. Encore et encore.
Pour que personne n’oublie jamais…
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Petit Louis
Le plus jeune compagnon de la Libération
Jean-Christophe Notin
Grasset
« Petit Louis », c’est le pseudonyme donné dans la clandestinité à un jeune garçon hors du commun : Lazare Pytkowicz, héros entré dans la Résistance à l’âge de 14 ans.
Né à Paris en 1928, Lazare est le quatrième enfant de Jankiel et Perla, juifs polonais qui ont fui leur pays en proie à la misère et à l’antisémitisme. Artisans modestes, sympathisants communistes, ils rêvaient pour leur famille d’un avenir meilleur. Leur destin devait s’écrire en France…
Le 16 juillet 1942, Lazare est raflé avec les siens et parqué au Vel d’Hiv. Premier exploit : il parvient à s’échapper du vélodrome, mais seul. Ses parents et sa sœur disparaîtront dans l’enfer d’Auschwitz. On lui propose de se cacher loin de Paris, il refuse, il a 14 ans et veut se battre ! A Lyon, il rejoint l’Armée des ombres et devient « petit Louis », agent de liaison pour la Résistance, qui sillonne les rues sur son vélo, des messages codés pleins les poches. Mais un mouchard le dénonce : capturé par les gestapistes de Klaus Barbie, il est tabassé, mais ne parle pas. Nouvelle évasion, il file entre les griffes de ses bourreaux. Arrêté pour la troisième fois à Paris en 1944, par la Milice, il est condamné à la déportation. En route, il profite d’un mouvement de foule pour s’échapper…
A la libération, ce parcours insensé fait de « Petit Louis » un héros national. Nommé à 16 ans dans le prestigieux Ordre de la Libération, il sera désigné toute sa vie comme le plus jeune Compagnon, celui donc qui devait être le dernier. Le destin en a décidé autrement, mais il reste une certitude : Petit Louis avait tout d’un grand résistant. Et d’un grand homme. Ce livre raconte son histoire.
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Violaine Huisman
Les monuments de Paris
Gallimard
« Mon père était un homme d’une autre génération, aurait-on dit pour excuser sa misogynie ou son pédantisme, un homme dont les succès justifiaient l’arrogance, dont l’affabilité surprenait autant que la fureur, dont la tendresse excessive, baroque, totalement débridée, trahissait l’excentricité ou expliquait en partie l’attachement qu’il inspirait en dépit de ses abominables défauts. J’étais sa petite dernière, sa numéro huit, avait-il coutume de dire pour me présenter dans le grand monde. Dans l’intimité, il m’appelait son petit ange. »
Après avoir mis en scène le personnage de sa mère dans Fugitive parce que reine, Violaine Huisman se penche sur celui de son père, à la fois philosophe et businessman, figure hors norme, emblématique des Trente Glorieuses. Mais du portrait d’un iconoclaste follement attachant surgit un autre livre : une enquête familiale autour de Georges Huisman, le grand-père de l’autrice. Haut fonctionnaire juif, le directeur des Beaux-Arts du ministre Jean Zay joua un rôle central dans la création du Festival de Cannes en 1939, avant de connaître la traque durant la Seconde Guerre mondiale.
Avec émotion, l’écriture de Violaine Huisman transforme dans Les monuments de Paris la matière de la mémoire et du temps. L’intimité du souvenir s’y conjugue à l’autorité de l’histoire pour ressusciter les destins oubliés.
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La messe autrement dit
Louis-Marie Chauvet
Salvator
S’il est un domaine qui fait couler beaucoup d’encre et suscite régulièrement des polémiques dans l’Église, c’est bien celui de la liturgie. Selon sa sensibilité, on se réclame de la « messe de toujours » ou bien de la réforme voulue par Vatican II. Le pape François ne souhaite pas faire de la liturgie un sujet de discorde mais en montrer toute l’importance pour la foi et l’unité. C’est dans cet esprit que s’inscrit le propos de Louis-Marie Chauvet. Tout en prenant acte des mutations de la société contemporaine dans son rapport au sacré, au rite, à la célébration, il reprend, pas à pas, la structure de la liturgie eucharistique pour en expliquer la cohérence et le sens profonds. Il s’agit simplement de retourner aux fondamentaux de la messe : la liturgie, comme l’Église, n’existe pas pour elle-même, mais pour alimenter la vie de foi des fidèles.
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Daniel Cohen, l’économiste qui voulait changer le monde
Albin Michel
Un livre hommage.
Économiste français mondialement connu, très apprécié pour sa clarté et son talent de pédagogue, Daniel Cohen cumulait les fonctions et les centres d’intérêt.
Dès l’annonce de son décès en août 2023, sa famille a été submergée de réactions, de marques de sympathie et d’admiration venues de tous horizons politiques et des quatre coins du monde. Toutes célébraient un homme remarquable, soulignant son goût pour les illustrations concrètes, son sens de la forme littéraire.
Les nombreux témoignages ici réunis reflètent une diversité de points de vue qui distinguait cet esprit iconoclaste. De Bruno Le Maire aux prix Nobel Esther Duflo et Jean Tirole, d’Emmanuel Macron à Thomas Piketty ou encore François Villeroy de Galhau, de ses collègues à ses anciens élèves sans oublier ses proches, les messages sont à la fois bouleversants et édifiants.
Un essai qui, par sa forme inhabituelle, donne envie de lire ou de relire l’œuvre de Daniel Cohen.
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Une brève histoire de l’économie
Daniel Cohen
Préface de : Esther Duflo
Albin Michel
Un véritable défi : une histoire de l’économie en 130 pages, par l’un des plus brillants esprits du XXIe siècle.
De la charrue au tout numérique en passant par le krach écologique et le nouveau capitalisme financier, Daniel Cohen replonge dans les grandes étapes de l’histoire de l’économie et de la société. Revisitant son oeuvre, il propose une réflexion sur la croissance économique, devenue la religion du monde moderne.
Quels sont nos réels besoins ? Pourquoi les Français sont-ils moins heureux que les autres ? Jusqu’où va notre faculté d’adaptation à un modèle économique ? Qu’est-ce que le bonheur intérieur brut ? Survivrons-nous à l’Intelligence artificielle ?
Telles sont les questions brûlantes auxquelles répond, dans un langage accessible, ce livre qui mêle économie, histoire et anthropologie et nous entraîne au cœur d’un fascinant voyage dans la compréhension du désir humain.
La prodigieuse synthèse d’une pensée iconoclaste.
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Le Penseur des prochains jours
Raymond Aron, ce que nous lui devons
Alexis Lacroix
Les Presses de la Cité
Le titre oscille entre passé et futur. C’est toute la pensée visionnaire et incandescente de Raymond Aron qu’Alexis Lacroix restitue avec justesse, dans cet essai flamboyant et tourbillonnant.
Cet essai brillant fait ressortir l’actualité brûlante de Raymond Aron à un moment historique où, pour bien des Français, les repères se brouillent : la clairvoyance, la modération et le courage sont plus que jamais nécessaires. L’engagement d’Aron tout au long d’une vie bouleversée par les tempêtes politiques du siècle – son opposition résolue au nazisme, sa condamnation du communisme, sa critique de la colonisation de l’Algérie et sa nourrissante analyse de l’antisémitisme et d’Israël – sert ici de guide. Sa réflexion nous prémunit contre les écueils de la pensée politique (historicisme, « politique de puissance », ultralibéralisme) ; elle a valeur, aussi, d’avertissement contre les compromissions passées et présentes des intellectuels, particulièrement éreintés quand ils cèdent à la tentation du conformisme.
Alexis Lacroix, dont le parcours intellectuel doit tant à Raymond Aron, invite à sortir des lectures trop souvent partielles de l’œuvre du célèbre sociologue pour apprécier son approche interdisciplinaire qui se révèle féconde et, au bon sens du terme, holistique.
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Il n’y aura bientôt plus personne
Marie Vaislic, Marion Cocquet
Grasset
Marie Rafalovitch a 14 ans lorsque, le 25 juillet 1944, elle est arrêtée à Toulouse, trois semaines avant la libération de la ville. Elle ne connaît presque rien des origines de sa famille : c’est sa déportation qui lui apprend qu’elle est juive, et que ce mot la condamne.
Elle a été arrêtée sans ses parents ni son frère : elle est la seule adolescente livrée à elle-même dans un convoi de mères et d’enfants déporté vers Ravensbrück, puis Bergen-Belsen. Au camp, Marie découvre les humiliations, l’épuisement, les expériences menées sur le corps des déportées, la mise à mort pour un regard ou pour un geste. Elle apprend l’âpreté des relations qui se nouent entre les êtres lorsqu’ils sont réduits à rien. Elle tient, en dépit de tout. Jamais elle ne pense à la vie qu’elle a laissée, jamais non plus elle ne croit à sa propre mort.
A son retour, comme bien d’autres, Marie se tait. Personne ne songe à écouter les rescapés juifs. Surtout elle a survécu, quand la Shoah a emporté la quasi-totalité des familles polonaises de ses deux parents : de quoi devrait-elle se plaindre ? Des années plus tard, on invite Marie à témoigner. Elle prend la parole. Va dans les écoles à la rencontre des élèves. Elle sait désormais qu’il est impossible de dire, et impossible de se taire.
Aujourd’hui, accompagnée par Marion Cocquet, Marie livre ces pages sobres et inoubliables, dans l’espoir que la Shoah ne devienne pas, ou pas trop vite, une page d’histoire parmi d’autres – aussi lointaine, dit-elle, que la guerre de Cent ans…
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Dans la maison de mon père
Joseph O’Connor
Carine Chichereau (Traducteur)
Éditions Rivages
Inspiré de l’histoire vraie de Hugh O’Flaherty, le prêtre irlandais rattaché au Vatican qui a défié les nazis et sauvé plus de 6000 juifs et soldats alliés de l’enfer de Rome en 1943, « Dans la maison de Mon Père » est un thriller littéraire de premier ordre. A la manière d’Hilary Mantel, Joseph O’Connor mêle histoire et fiction dans un véritable tour de force narratif, un récit haletant à l’intrigue parfaitement ficelée. A travers le destin et les choix courageux de personnages aussi attachants qu’inspirants, il rend un superbe hommage à ceux qui ont su suivre leurs convictions dans les temps les plus troubles.
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Du sang dans la clairière
Tal Bruttmann et Antoine Grande, Illustrations d’Efix
Éditions ouest-France
Cette bande dessinée sur l’histoire du Mont-Valérien est une initiative inédite pour ce Haut lieu de la mémoire nationale. À côté des publications scientifiques, cette bande dessinée d’aventure à destination de tous les publics sera l’occasion de comprendre le Mont-Valérien, principal lieu d’exécution par l’armée allemande de résistants condamnés à mort et d’otages pendant la Seconde Guerre mondiale, à travers le récit des aventures d’un groupe de jeunes gens, dans l’éveil de leur engagement dans la Résistance jusqu’à l’exécution de certains d’eux au Mont-Valérien au cours du terrible hiver 1944.
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De Jérusalem à Fès un nom…
Raphaël Devico
Biblieurope
Descendant d’une lignée de juifs andalous venus à Fès après la chute de Grenade en 1492, Raphaël Devico, passionné d’histoire, retrace celle de l’arrivée des juifs au Maroc. Il remonte à une époque lointaine, où le peuple hébreu, en dehors des berbères, représentait la majorité des habitants de la ville de Fès.
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Les voix de l’Alliance – Genèse et exode
Rav Jonathan Sacks
Éditions Maggid – Shofar
Dans ce premier volume, le rabbin Jonathan Sacks nous livre ses réflexions sur les portions hebdomadaires de la Torah (paracha) pour les livres de la Genèse et de l’Exode.
R’ Sacks mêle avec une habileté exceptionnelle la tradition juive, la philosophie et les enjeux contemporains, intégrant ainsi le texte biblique dans le vaste contexte de la pensée humaine.
Avec son érudition, son éloquence et sa sagesse, le Rav Sacks se démarque comme une voix unique dans le monde juif contemporain.
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Les Effinger
Une saga berlinoise
Gabriele Tergit
Éditions Christian Bourgois
Les dernières années du xixe siècle offrent de nombreuses opportunités aux ambitieux, dans une Allemagne unifiée et triomphante. Paul Effinger, fils d’horloger, fait partie de ceux qui saisissent leur chance. Il quitte la province allemande pour chercher fortune à Berlin, se lance dans l’industrie. Une alliance est nouée avec une autre famille, les Oppner, et le succès est au rendez-vous. On mène grand train, on traverse même la Grande Guerre sans trop de mal et fort d’un patriotisme assuré. Puis viennent les années folles, dans une capitale allemande plus cosmopolite que jamais. Mais derrière les apparences, l’antisémitisme progresse et menace…
La découverte d’un roman majeur de la littérature européenne.
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L’impossible substitution
Juifs et chrétiens (Ier-IIIe siècles)
Jean-Miguel Garrigues
Les Belles Lettres
Ni Jésus, ni ses apôtres, pas même Paul, n’ont cherché à fonder une autre religion à côté de celle d’Israël, qu’ils voulaient renouveler dans la ligne de son accomplissement messianique. Néanmoins, à travers les deux guerres juives contre l’empire romain (70 et 135 ap. J.C.), l’Église s’est détachée du peuple juif et un christianisme autoréférentiel a voulu qu’elle le remplaçât – sans y parvenir vraiment – comme peuple de Dieu.
Mais aujourd’hui, les relations actuelles de partenariat confiant entre juifs et chrétiens permettent l’essai que tente ce livre : revisiter avec sérénité et bienveillance l’histoire dramatique d’une déchirure qui a vu à la fois la mutation du judaïsme avec la fin du Second Temple et la naissance de l’Église du Ier au IIIe siècle. Leur détachement représente une déchirure qui a entrainé de récurrentes persécutions pour les juifs, marquant dramatiquement pendant des siècles l’histoire occidentale.
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Les Origines du conflit israélo-arabe (1870-1950)
Georges Bensoussan
Que sais-je ?
La genèse du conflit israélo-arabe, dont l’actualité est surabondamment couverte par les médias, demeure paradoxalement mal connue.
Si c’est au sortir de la Première Guerre mondiale que se cristallise ce qui n’est pas seulement le choc de deux nationalismes, mais un affrontement culturel recouvert par un conflit « religieux » et d’innombrables polémiques sur la nature du projet sioniste, c’est bien avant 1914 qu’il a pris forme dans le discours à la fois des élites arabes, de la vieille communauté juive séfarade et des sionistes d’Europe orientale.
Ces discours, dominés par la propagande, Georges Bensoussan montre qu’ils sont à mille lieues d’une véritable connaissance historique. Ce faisant, il met en lumière l’importance de la dimension culturelle et anthropologique dans la connaissance d’un conflit dont aucun des schémas explicatifs classiques – du nationalisme au colonialisme en passant par l’impérialisme – n’est véritablement parvenu à rendre compte.
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Le Pentateuque ou les cinq livres d’Isaac
Angel Wagenstein
Roman traduit du bulgare par Veronika Nentcheva et Éric Naulleau
Éditions ZULMA
Fils de tailleur à Kolodetz, Isaac Blumenfeld a mille blagues juives dans son sac et un avenir tout tracé : coudre et recoudre les vieux cafetans déteints – et épouser Sarah dont il est fou amoureux. Mais la guerre éclate, il est mobilisé. Parti au front en vaillant sujet austro-hongrois, il regagne ses pénates en citoyen polonais. L’Histoire s’emballe : le travailleur modèle du nouveau « paradis soviétique » n’est bientôt plus qu’un « sous-homme » persécuté par les nazis, avant de décrocher un aller simple pour le goulag… Ballotté par le destin, Isaac traverse deux guerres mondiales, trois camps de concentration et cinq patries, et survit par la grâce de son humour, défiant l’absurdité du monde et la folie des hommes. Un roman tragique, hilarant, et plein de sagesse.
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L’Affaire Bernard Natan
Les années sombres du cinéma français
Dominique Missika
Éditions DENOËL
À la tête de la firme Pathé-Natan, Bernard Natan règne sur le cinéma français des années 1930. Victime d’une campagne de presse, il est lynché, lâché, emprisonné et disparaît en 1942.
Qui était Bernard Natan ? Un capitaine d’industrie, un visionnaire, un fou de cinéma ? En 1929, il succède à Charles Pathé à la tête de la firme qu’il fait prospérer. Moderniser, produire, distribuer, rien ne lui résiste. Bernard Natan est de toutes les révolutions du septième art : le parlant, la couleur, les premiers dessins animés de Walt Disney…
Mais dans la France des années 1930, l’extrême droite se déchaîne contre ce Juif roumain né Nahum Tanenzaph. Sous l’Occupation, l’ancien combattant de la Grande Guerre est la cible de la presse collaborationniste. Emprisonné pour une affaire financière, il est déchu de sa nationalité par Vichy à la suite d’un procès fantoche, déporté et assassiné à Auschwitz.
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Dieu a tant aimé le monde
Jean-Marc Aveline
Éditions du Cerf

« Ces pages expriment l’intime conviction que voici : aux prises avec les bouleversements de notre époque, rongée de l’intérieur par de multiples crises qui l’obligent à un redoutable mais salutaire travail de conversion, observant avec attention non seulement les nouveaux questionnements mais aussi les innombrables germes d’espérance qui surgissent en elle-même et au-dehors, l’Église doit une nouvelle fois, soixante ans après la tenue du concile Vatican II, approfondir sa compréhension de la mission que Dieu a voulu lui confier. Cette conviction, je l’ai acquise de manière à la fois existentielle, pastorale et théologique. Il nous faut apprendre à conjuguer l’urgence et la patience. L’urgence d’une charité qui sans cesse nous presse et la patience d’une fraternité qui lentement se tisse. »
Jean-Marc cardinal Aveline
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Dans cette vidéo le cardinal Jean-Marc Aveline présente particulièrement le chapitre 2 de son livre » Dieu a tant aimé le monde « .
Germaine Ribière (1917-1999) – Une figure majeure de la Résistance
chrétienne
Claude Penin
PULIM
Limoges, Poitiers, Paris, Lyon, Brive, Toulouse, Grenoble, Suisse, Belgique… etc. C’est à cette échelle qu’il faut prendre en compte l’action de Germaine Ribière, de 1940 à 1945. Jeune femme résistante de 25 ans (1942), elle franchissait les lignes en train et parcourait tout le pays, discrète et secrète : elle osait agir, partout. Son nom est connu par l’affaire Finaly (1953). Elle fut aussi l’une de premières femmes françaises « Juste parmi les Nations » (1967). Clandestinement, elle réalisait le sauvetage de familles et le camouflage des enfants juifs dans diverses régions de France, en Poitou avec Hélène Durand et ses amies jécistes, en Limousin en lien avec Combat, en Rhône Alpes et ailleurs avec des résistants chrétiens et juifs. Comme résistante chrétienne, son parcours est celui d’une combattante s’acquittant « en française » des missions les plus périlleuses, au service de l’Amitié Chrétienne et de Témoignage Chrétien. Avec « une intelligence inventive », écrivit le père Pierre Chaillet qui loua aussi, en 1946, « son désintéressement et son courage, magnifiques ».
Figure féminine au cœur de l’équipe centrale d’un mouvement de résistance civile, elle mérite toute l’attention des générations d’aujourd’hui..
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L’HÉRITAGE ANTIJUIF
Faits et Documents
Gilles Emsellem
Préface de Richard Prasquier
L’Harmattan
Ce volume expose comment les Juifs ont été empêchés de vivre normalement pendant deux millénaires et convoque les principaux textes qui ont jalonné l’histoire de l’antisémitisme, textes connus des spécialistes mais souvent ignorés du grand public : bulles et décrets, prières et sermons, écrits et discours, rumeurs et fausses nouvelles, poèmes et témoignages, sondages et statistiques. Les documents présentés sont bruts, ce sont des faits, des documents, ou des extraits d’ouvrages d’historiens. Ils sont tous référencés avec rigueur, et replacés globalement dans leur contexte. Ils sont regroupés par grands thèmes : vie civile, vie religieuse, marques de ségrégation, lieux de vie, expulsions, tueries… Certains sont du domaine public, mais beaucoup sont présentés grâce aux autorisations de reproduction d’une soixantaine d’auteurs, organisations mémorielles, centres de recherche ou universitaires, sites institutionnels, revues spécialisées, éditeurs, français, américains, israéliens.
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Histoire juive de la France
Sous la direction de Sylvie Anne Goldberg
Albin Michel
Depuis l’époque des Gaules romaines, la présence de Juifs sur le sol français n’a jamais été seulement un fait démographique, car ils ont sans cesse contribué à la vie du pays dans tous ses aspects – politiques, économiques, sociaux, intellectuels, artistiques. Or l’histoire des Juifs de France a surtout donné lieu à des récits « ghettoïsés » dans lesquels ils figuraient non pas en tant que sujets actifs et créatifs, mais essentiellement comme des objets passifs – objets de discriminations, de persécutions, d’expulsions, d’émancipation, d’intégration… et même d’extermination. Il était temps de changer de perspective.
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Présentation de l’encyclopédie «Histoire juive de la France» par Jean Mouttapa, éditeur.
Histoire et exploration du contenu de l’encyclopédie «Histoire juive de la France»
Rachi, son rayonnement dans l’encyclopédie
L’émancipation et ses répercussions dans l’encyclopédie
La seconde guerre mondiale et la résistance juive dans l’encyclopédie
Actualité du judaïsme et antisémitisme dans l’encyclopédie
La promesse
Marie de Lattre
Robert Laffont
La promesse que souhaite tenir ce livre, c’est d’abord celle de raconter le destin d’un enfant qui bascula avec la guerre.Nous sommes en 1942, Jacques a 8 ans. Ses parents sont des artistes juifs émigrés d’Europe de l’Est. Lorsqu’ils sont arrêtés, avant d’être exterminés en Pologne, le père de Jacques, du camp de Drancy, écrit à une jeune femme pour la supplier de ne pas oublier l’enfant. Et sa mère formule la même prière à un de leurs amis. Cette femme et cet homme, qui ne se connaissaient pas, sauveront Jacques. Mais au nom de quels liens ? Quels chemins prendront leurs vies lorsque la guerre sera finie ?
Nous sommes en 2022. Ce qui compte désormais, c’est de transmettre ce que des Français ont fait, dans le secret et le courage. La promesse dit l’amour filial, l’instinct de survie, la violence née du silence, et la réconciliation entre des générations.
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Un kippour inachevé
Chalom Wasserteil
avec la participation d’Avihaïl Feld
LICHMA
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Histoire totale de la Seconde Guerre mondiale
Olivier Wieviorka
PERRIN – Ministère des Armées
Tous les fronts dans un seul livre.Cet ouvrage est né d’un constat paradoxal. Si nous croulons a priori sous les livres portant sur la Seconde Guerre mondiale, il existe en réalité peu de grandes synthèses sur le sujet – et aucune de l’envergure de celle que propose Olivier Wieviorka.
Fruit de nombreuses années de travail, elle innove d’abord par son approche globale qui la distingue des classiques anglo-américains qui privilégient les seules opérations militaires. Bien entendu, l’historien aborde tous les fronts : l’Europe évidemment, mais aussi l’Asie-Pacifique (si souvent négligée, en particulier la Chine), l’Afrique du Nord ou encore le Moyen-Orient. Il s’intéresse également à l’ensemble des acteurs (Canadiens, Australiens, Indiens…) et couvre tous les domaines : stratégique, comme il se doit, mais aussi idéologique, économique, logistique, diplomatique… – sans oublier l’histoire sociale et mémorielle habituellement traitée en parent pauvre. Enfin, l’auteur renouvelle largement la matière, souvent un peu datée, en intégrant les recherches les plus récentes dans une démonstration aussi rigoureuse sur le fond que limpide dans la forme.
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Prophète en son pays 
Gilles Kepel
L’Observatoire
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